Les responsables élus du Liechtenstein ont approuvé une nouvelle loi qui permettrait les avortements pendant les trois premiers mois de la grossesse, un changement significatif par rapport à la position stricte actuelle du pays sur cette question. Cette décision intervient après qu'une initiative citoyenne a été présentée afin de modifier les lois existantes, qui interdisent actuellement l'avortement, sauf dans des cas exceptionnels tels que lorsqu'il y a un risque pour la vie de la mère ou en cas de graves anomalies fœtales. Selon la nouvelle loi, les femmes auraient le droit de mettre fin à leur grossesse pendant le premier trimestre, une mesure qui a suscité un débat considérable au sein de ce petit pays alpin. Le prince héritier Alois, qui est la tête de l'État et détient un pouvoir de veto constitutionnel, s'est ouvertement opposé à cette mesure. Bien que la loi ait été approuvée par le gouvernement, elle doit encore être signée par Alois pour devenir officielle. Son opposition met en évidence la tension entre les responsables élus et la direction traditionnelle du pays, qui a historiquement maintenu des politiques conservatrices sur les questions sociales. Actuellement, l'avortement est un crime puni dans le Liechtenstein, avec des sanctions comprenant l'emprisonnement pour ceux qui subissent ou assistent à un avortement. La nouvelle loi décriminaliserait cette procédure pendant les trois premiers mois de la grossesse, rapprochant ainsi le Liechtenstein des pays européens voisins qui ont des lois plus libérales sur l'avortement. Ce changement reflète une croissance du soutien public aux droits reproductifs dans le principauté. L'adoption de cette loi suit un référendum échoué sur le même sujet en 2011, lorsque les électeurs ont rejeté une proposition similaire. Ce développement récent suggère un changement dans l'opinion publique au cours des dernières années. Cependant, la décision finale dépend toujours du prince héritier Alois, qui a le pouvoir de veto sur la loi, ce qui pourrait retarder ou bloquer son application. La situation souligne l'interaction complexe entre les processus démocratiques et le rôle constitutionnel de la monarchie au Liechtenstein.