Édouard Philippe, candidat à l’élection présidentielle de 2027 sous l’étiquette du parti Horizons, a dévoilé sa proposition de réforme des retraites le 29 septembre dans une vidéo de 20 minutes. Il a suggéré d’augmenter progressivement l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans et la durée de cotisation requise à 45 ans, avec pour objectif de rétablir l’équilibre du système par répartition, où les actifs financent les retraités. Ce plan prolongerait la réforme de 2023, qui avait fixé l’âge légal à 64 ans et la durée de cotisation à 43 ans, et atteindrait 65 ans et 45 ans de cotisations en moins de dix ans. Philippe a assuré qu’un tiers des Français pourraient toujours partir entre 60 et 64 ans, notamment ceux ayant commencé à travailler jeunes ou dans des métiers physiquement exigeants.
Philippe a également proposé d’introduire une composante par capitalisation dans le système de retraite, garantissant ainsi à chaque Français un plan d’épargne retraite. Il a souligné que l’âge de départ pour les personnes en situation de handicap resterait inchangé : 55 ans pour les personnes en situation de handicap, 60 ans pour celles souffrant d’une incapacité permanente, et 62 ans pour les invalides. Par ailleurs, la politique des carrières longues, qui permet un départ anticipé pour les travailleurs ayant une longue expérience professionnelle, serait maintenue.
La proposition de Philippe contraste avec celle de Gabriel Attal, leader du parti Renaissance, qui prône la suppression de l’âge légal de départ et un système basé sur la durée de cotisation, avec un mécanisme de décote et de surcote. Attal a critiqué le plan de Philippe, le qualifiant de reprise de la proposition d’Emmanuel Macron en 2022, et estimant que le système n’est plus viable. Raphaël Glucksmann, autre candidat, a qualifié la réforme de Philippe d’« profondément inacceptable » et a insisté sur la nécessité de se concentrer sur la pénibilité du travail plutôt que sur l’âge.
D’autres candidats ont également présenté leurs propres réformes. Marine Le Pen, du Rassemblement National, souhaite revenir à un âge légal de départ à 62 ans, voire 60 ans pour ceux ayant commencé à travailler avant 20 ans. Bruno Retailleau, des Républicains, a proposé un âge minimal de départ à 63 ans et un âge d’annulation de la décote à 65 ans, avec une décote de 7 % pour les départs anticipés. Jean-Luc Mélenchon, de La France Insoumise, vise à ramener l’âge légal de départ à 60 ans avec une durée de cotisation de 40 ans.
À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, le débat sur les retraites s’intensifie, les candidats proposant une grande variété de solutions, allant des réformes paramétriques aux changements de système complets, en passant par l’introduction de composantes par capitalisation. Si la proposition de Philippe vise à être responsable et équitable, elle devra surmonter des défis pour obtenir l’adhésion du public, d’autant plus que sa popularité décline et que ses opposants continuent de critiquer son plan.
Les candidats à la présidence française proposent des réformes divergentes de la retraite
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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