Une étude fondée sur les données Fitbit révèle qu'un faible nombre de pas quotidiens chez les adultes de plus de 40 ans est lié à un risque accru de maladies neurologiques, comme la démence et Parkinson.
Une étude associe un faible nombre de pas à des risques neurologiques
Une étude portant sur les données Fitbit de plus de 22 500 adultes âgés de 40 ans ou plus a mis en évidence un lien entre un nombre quotidien de pas peu élevé et un risque accru de maladies neurologiques, notamment la démence, la maladie de Parkinson, l'accident vasculaire cérébral et l'accident ischémique transitoire (AIT). Les résultats ont été présentés lors de la 151e réunion annuelle de l'American Neurological Association. Les chercheurs ont suivi les participants pendant environ cinq ans à partir de leurs dossiers médicaux.Participants répartis selon leur niveau d'activité
Les participants devaient disposer d'au moins 180 jours de données Fitbit au cours de la première année. Trois groupes ont été constitués en fonction de leur nombre moyen de pas quotidiens : environ 4 800 pour les moins actifs, 8 300 pour le groupe intermédiaire et 12 600 pour les plus actifs. Au total, 343 participants ont reçu l'un des diagnostics étudiés.Risque plus élevé pour le groupe le moins actif
Le groupe le moins actif affichait un taux de 3,81 événements pour 1 000 années-personnes, contre 2,12 chez les plus actifs, soit un taux supérieur d'environ 80 %. Cela suggère une corrélation entre une activité physique réduite et la survenue de ces maladies neurologiques.L'étude ne démontre pas la prévention
L'étude n'a pas démontré que marcher davantage permettrait directement de prévenir ces maladies. Elle suggère toutefois qu'une baisse durable de l'activité pourrait constituer un signal invitant à prêter attention à sa santé. Les chercheurs ont également examiné l'état de santé général des participants, en relevant des facteurs tels que le diabète, l'hypertension et la dépression, qui pourraient contribuer au lien observé.