Mercedes-Benz abaisse ses objectifs financiers 2026 face à un marché difficile et à la hausse des coûts, avec des plans de réduction des dépenses et une concurrence rude en Chine.
Mercedes-Benz abaisse ses objectifs financiers pour 2026
Mercedes-Benz a réduit ses objectifs financiers pour 2026, invoquant un marché difficile et la hausse des coûts. Ses ventes du troisième trimestre ont reculé de 6 % à 491 700 unités, ce qui l'a conduit à revoir à la baisse ses prévisions pour l'ensemble de l'année.Prévision de marge opérationnelle révisée
Pour sa division automobile, Mercedes-Benz prévoit désormais une marge opérationnelle ajustée de 2 à 3 % en 2026, contre une fourchette initiale de 3 à 5 %. L'entreprise n'anticipe plus de hausse significative du résultat d'exploitation, seulement un retour aux niveaux de 2025.Résultats du troisième trimestre légèrement meilleurs que prévu
Au troisième trimestre de 2026, Mercedes-Benz a enregistré un bénéfice d'exploitation de 1,77 milliard d'euros, légèrement supérieur aux attentes. Les résultats détaillés seront publiés le 28 octobre 2026, mais l'entreprise reste concentrée sur des mesures de réduction des coûts.Plans de réduction des coûts à l'étude
Pour rester compétitive, Mercedes-Benz explore des stratégies de réduction des coûts, notamment l'allongement du temps de travail sans rémunération supplémentaire et l'augmentation de la présence des salariés sur site. Le président du conseil d'administration, Ola Källenius, a souligné la nécessité de maintenir des prix compétitifs pour des produits de qualité.Les difficultés sur le marché chinois s'intensifient
Mercedes-Benz, à l'instar de son rival BMW, peine en Chine, où les constructeurs locaux font baisser les prix et intensifient la concurrence. Volvo Cars, détenu par le groupe chinois Geely, a indiqué que les nouvelles marques chinoises rendent la rentabilité presque impossible pour les marques premium traditionnelles.BMW accélère les suppressions d'emplois
BMW a récemment accéléré son plan de suppression de 8 000 emplois d'ici la fin de 2027, à la suite du succès de son programme de départs volontaires. Cette décision reflète la pression plus générale que subit le secteur pour réduire ses coûts face à une concurrence féroce.