Des chercheurs ont découvert des preuves suggérant que Mars aurait pu abriter autrefois un vaste océan ainsi que des caractéristiques côtières, grâce aux données collectées par le rover chinois **Zhurong**. Une étude publiée dans les Comptes rendus de l'Académie nationale des sciences indique que la planète rouge aurait pu avoir une ligne de rivage similaire à celle de la Terre, avec des vagues et des rivières transportant des sédiments vers un océan situé dans l’hémisphère nord. Cette conclusion repose sur des données radar pénétrant le sol recueillies par **Zhurong**, qui a exploré la région d’Utopia Planitia avant de se mettre en veille en mai 2022.
Les instruments du rover, dont le radar penetrating Rover (RoPeR), ont permis aux scientifiques d’examiner des structures souterraines jusqu’à 100 mètres de profondeur. Les données ont révélé 76 réflecteurs souterrains inclinés vers les basses terres du nord, que les chercheurs ont comparés aux zones côtières terrestres et ont trouvé des similitudes frappantes. Selon l’étude, ces structures ressemblent à d’anciennes plages et deltas fluviaux, suggérant une interface dynamique entre l’air et l’eau. Les chercheurs ont écarté d’autres explications, comme des coulées de lave, des dunes de sable ou des dépôts fluviaux, en se basant sur la permittivité mesurée des couches et l’absence de réseaux de vallées sur le site d’atterrissage.
Les résultats indiquent que ces formations se sont développées dans une masse d’eau stable plutôt que lors d’inondations temporaires ou d’événements de fonte isolés. L’étude conclut que ces dépôts correspondent le mieux à d’anciennes structures sédimentaires côtières, probablement composées de sable et de gravier transportés par les vagues et les courants depuis un océan martien qui aurait pu couvrir près de la moitié de la planète. Cette découverte renforce l’hypothèse selon laquelle les plaines du nord de Mars abritaient autrefois un vaste et durable océan, où l’eau liquide aurait existé pendant une longue période.
L’étude apporte également des éléments suggérant que Mars a connu un climat plus chaud et humide durant la période du Late Hesperian, il y a environ 3 à 3,5 milliards d’années, des conditions qui auraient pu être favorables à une éventuelle vie microbienne. Ces découvertes soulèvent de nouvelles questions sur le devenir de cet océan, notamment sur la question de savoir s’il s’est évaporé dans l’espace à mesure que l’atmosphère martienne s’amenuisait, ou si une partie de l’eau subsiste encore sous la surface.
Des preuves suggèrent que Mars abritait autrefois un vaste océan et des caractéristiques côtières
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