Le SNEP — Syndicat national de l’édition phonographique — a publié son rapport de marché pour le premier semestre 2026, révélant une croissance de l’industrie française de la musique enregistrée. Les revenus de la période ont augmenté de 3,5 % par rapport à la même période en 2025, la majeure partie de cette hausse provenant des plateformes de streaming payant, dont les recettes ont progressé de 7,5 %. Le secteur numérique, qui inclut le streaming audio par abonnement, le streaming audio financé par la publicité et le streaming vidéo, a connu une croissance de 5,2 % et représente désormais 81 % des revenus totaux, combinant formats numériques et physiques. Le streaming audio par abonnement payant, en particulier, a doublé depuis 2020.
Les formats physiques de musique, en revanche, enregistrent un recul, avec une baisse globale de 3,4 %. Les CDs ont subi une chute marquée de 14,4 %, tandis que les vinyles ont progressé de 5,8 %. Alexandre Lasch, directeur général du SNEP, a souligné l’importance de maintenir le modèle actuel de l’industrie pour permettre aux labels et aux producteurs de continuer à investir dans de nouveaux talents et à soutenir une diversité de productions musicales.
La musique en français domine le marché, avec 72 % des 200 albums les plus vendus étant en français, et les quatre premières places du classement semestriel occupées par des projets français. Parmi ces 200 albums, seulement 44 sont portés par des artistes féminines, avec Theodora et Aya Nakamura présentes dans le Top 20. Le titre melodrama de Disiz et Theodora a battu un record en restant en tête du classement pendant 28 semaines consécutives.
Le hip-hop reste le genre dominant dans les charts, avec une prédominance de rappeurs masculins. Cependant, la pop internationale progresse, avec des artistes comme Bad Bunny, Taylor Swift, Tame Impala et RAYE présents dans les classements. Depuis mai 2026, le SNEP travaille à encadrer l’inclusion des titres générés par IA dans les charts musicales françaises. L’organisation a établi des critères d’éligibilité pour distinguer les morceaux issus d’un « processus créatif mené par des humains » de ceux entièrement produits par intelligence artificielle. Ces règles exigent une implication humaine substantielle, une transparence sur l’utilisation de l’IA et le respect des normes juridiques et de droits d’auteur françaises. Les critères ont été élaborés par l’IFPI et les partenaires internationaux du SNEP, s’appuyant sur les travaux de la professeure Alexandra Bensamoun, spécialiste en régulation numérique et en droit de la propriété intellectuelle. Alexandre Lasch vise à promouvoir « une IA éthique qui respecte la propriété intellectuelle et les règles européennes ».
Le SNEP souligne que le premier semestre représente généralement une part plus faible de l’activité annuelle que le second semestre, mais la tendance actuelle est positive pour la suite de 2026. Sur six ans, les revenus du premier semestre ont augmenté de 68 %, affichant une forte croissance à long terme. Le SNEP estime que cette dynamique haussière devrait se poursuivre, avec un potentiel d’amélioration supplémentaire. Toutefois, des inquiétudes persistent quant à la faible représentation des artistes féminines et au manque de diversité musicale accrue.
Le marché musical français affiche une croissance, mais les questions de diversité de genre et de genre persistent
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷Tsugi



