Le Premier ministre indien Modi signera bientôt un accord commercial majeur avec l'UE, mettant fin à 20 ans de négociations et ouvrant de nouveaux marchés aux produits européens.
Modi doit signer l'accord commercial avec l'UE à Bruxelles
Le Premier ministre indien Narendra Modi doit se rendre à Bruxelles en décembre pour signer un accord commercial entre l'Inde et l'Union européenne, comme l'a confirmé le président du Conseil européen, António Costa, lors d'un événement à Montréal.Un accord finalisé après vingt ans
L'accord commercial a été conclu en janvier, après deux décennies de négociations, mais il doit encore être signé officiellement. Une source européenne a indiqué que la visite de Modi aura lieu juste avant la réunion du Conseil européen du 17 décembre.L'UE parle du plus grand accord de libre-échange
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait déjà qualifié un accord de libre-échange entre l'Inde et l'UE de plus grand accord de ce type au monde lors d'une visite à New Delhi en février 2025.Des droits de douane supprimés pour la plupart des produits
Selon les négociations, les droits de douane seront supprimés ou réduits pour plus de 90 % des biens exportés par l'UE vers l'Inde, et inversement dans l'autre sens. L'UE espère doubler ses exportations vers l'Inde, un objectif qu'elle pourrait atteindre d'ici 2032.Un accord qui ouvre de nouveaux marchés
Un haut responsable de la Commission européenne a décrit l'accord comme la plus haute montagne que nous ayons jamais gravie dans les négociations commerciales, soulignant qu'il ouvrirait à des vins européens et à l'industrie automobile des marchés jusque-là fermés.Des échanges bilatéraux en forte hausse
Les échanges bilatéraux de biens entre l'UE et l'Inde ont atteint 120 milliards d'euros en 2024, soit une hausse de près de 90 % sur la dernière décennie, auxquels s'ajoutent 60 milliards d'euros d'échanges de services.L'agriculture reste un sujet sensible
Un obstacle majeur pour l'Inde a été la protection de son secteur agricole, en particulier les industries laitière et céréalière. Avec des centaines de millions d'agriculteurs qui constituent un bloc électoral essentiel, les réformes dans ce domaine sont très sensibles pour le gouvernement indien.