Les employé·e·s de Solidarité Femmes Loire-Atlantique, une association qui accompagne les victimes de violences conjugales et leurs enfants, sont en grève, avec 80 % des 20 salarié·e·s du site nantais qui participent au mouvement. Le conflit a éclaté après une dégradation des conditions de travail, que les employé·e·s qualifient de « management toxique ». Emmanuelle, salariée depuis cinq ans et déléguée syndicale SUD, ainsi qu’Anne-Sophie, en poste depuis sept ans et déléguée CGT, dénoncent des pratiques managériales qu’elles jugent injustes : consignes contradictoires, critiques excessives, et humiliations publiques. Elles évoquent également un contrôle des échanges par mail avec les partenaires, entraînant des remontrances, ainsi que des décisions managériales annulées puis réitérées plus tard.
Les syndicalistes rapportent que ces méthodes ont eu un impact sur la santé mentale et physique des employé·e·s, avec des cas de troubles du sommeil, d’anxiété et d’autres symptômes liés au stress. Quatre arrêts de travail pour troubles anxieux ont été reconnus comme accidents du travail en 2025, bien que la direction affirme que ces données restent confidentielles.
Un « diagnostic alarmant » sur les risques psychosociaux (RPS) a été réalisé au printemps 2026, mais les employé·e·s n’y ont eu accès que le 2 octobre, soit le cinquième jour de grève, et sans copie du document. La direction précise que le processus de diagnostic des RPS a débuté début 2026 et s’est achevé en septembre 2026, peu avant la présentation des résultats aux salarié·e·s. Selon le diagnostic syndical, 80 % des employé·e·s estiment ne pas être pris·e·s en considération par la direction, 85 % craignent de s’exprimer, et 80 % font état d’ordres contradictoires et d’un manque d’informations pour accomplir leurs missions. Par ailleurs, sept salarié·e·s sur dix déclarent avoir souffert de troubles du sommeil, de peur, de tensions ou de nervosité ces derniers mois.
Les employé·e·s pointent aussi un manque criant de moyens, avec deux postes en CDI vacants depuis plus d’un an, remplacés par des contrats précaires. Cette situation rend difficile la réponse à l’augmentation de la demande, notamment l’extension des horaires de la ligne d’écoute et l’augmentation des places en hébergement. Le pôle « enfance et parentalité » a enregistré 829 passages dans la salle dédiée aux enfants et adolescent·e·s en 2024. La direction ne partage pas l’analyse des salarié·e·s sur les causes de ce manque de ressources.
Les grévistes attendent de la direction qu’elle revoie ses pratiques managériales et pourvoie les deux postes en CDI. La direction a indiqué que le conseil d’administration avait informé les employé·e·s en grève de la mise en place d’un médiateur, comme le préconisait l’inspection du travail, pour trouver une issue au conflit.
Conflit social à Solidarité Femmes Loire-Atlantique concernant les conditions de travail et les pratiques managériales
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷Basta!



