Les propriétaires immobiliers français qui louent leurs biens à court terme, notamment via des plateformes comme Airbnb, s'inquiètent des changements fiscaux envisagés dans le budget 2027. Ces modifications pourraient alourdir leur charge fiscale annuelle de jusqu'à 13 000 euros. Cinq propriétaires de locations meublées à court terme ont partagé leur frustration avec Le Figaro, évoquant un sentiment d'être injustement ciblés par la nouvelle politique fiscale. Ils regrettent également d'avoir opté pour le régime LMNP (Loueur en Meublé Non Professionnel), conçu pour les loueurs non professionnels de biens meublés. La mesure fiscale proposée faisait initialement partie du budget, mais elle a été retirée par la Commission des finances de l'Assemblée nationale grâce à un amendement porté par l'ancien ministre du Logement Guillaume Kasbarian. Cet amendement visait à répondre aux préoccupations des propriétaires de locations touristiques, qui estimaient que la charge fiscale était trop lourde et inadaptée à la nature de leur activité. Cependant, les négociations avec les partis de gauche pour finaliser la loi de finances de la législature n'ont pas encore débuté, et la décision finale dépendra des votes lors de la session parlementaire. Les propriétaires ont exprimé leur mécontentement, estimant que cette politique les vise injustement par rapport à d'autres propriétaires. L'un d'eux a déclaré qu'il aurait préféré acheter sa résidence principale s'il avait été conscient des implications fiscales potentielles. Leurs préoccupations illustrent le débat persistant sur la manière de concilier équité fiscale et réalités du marché des locations touristiques en France. Le retrait de la mesure fiscale proposée par la Commission des finances montre une certaine sensibilité aux préoccupations des loueurs à court terme. Toutefois, avec la loi de finances toujours en suspens et les négociations avec les partis de gauche qui n'ont pas encore commencé, l'avenir du régime LMNP et la charge fiscale des propriétaires de locations touristiques restent incertains. Le résultat dépendra in fine des discussions et décisions politiques lors de la prochaine session parlementaire.