Le 29 septembre, le tribunal des activités économiques de Paris a prononcé la liquidation judiciaire de l’association Asalée, une procédure légale visant à dissoudre une entreprise ou une organisation. Cependant, le tribunal a autorisé l’association à poursuivre ses activités jusqu’au 30 décembre, lui laissant le temps d’organiser sa transition. Asalée est active depuis plus de vingt ans, œuvrant pour l’amélioration des soins aux patients en favorisant la collaboration entre médecins généralistes et infirmiers libéraux, notamment dans la prise en charge des maladies chroniques. L’association a été créée avec pour objectif de soutenir les médecins généralistes et les infirmiers libéraux en les unissant sous une voix collective. Cette collaboration visait à renforcer leur capacité à dispenser des soins efficaces et à défendre leurs besoins professionnels. Asalée a joué un rôle clé dans la structuration des pratiques de soins primaires en France, en particulier dans les zones où la gestion des maladies chroniques nécessite une coordination entre les professionnels de santé. Malgré la décision du tribunal, Asalée entend poursuivre sa mission en formant un collectif pour défendre les intérêts de ses membres. L’association prévoit également de créer une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC), un type d’organisation qui fonctionne pour le bien public plutôt que dans un but lucratif. Cette démarche vise à assurer la pérennité de son modèle coopératif en soins primaires et à préserver les emplois qui y sont associés. Le passage d’une association à une SCIC représente un changement structurel important pour Asalée. Bien que la liquidation judiciaire signifie que l’organisation ne fonctionnera plus en tant qu’association traditionnelle, la nouvelle structure a pour but de préserver ses objectifs fondamentaux. Ce changement devrait permettre à Asalée de poursuivre son travail en soutien aux professionnels de santé tout en s’adaptant aux exigences légales et financières.