Les avocats en France abordent les vulnérabilités numériques et promeuvent la souveraineté dans la legaltech, afin de garantir le secret professionnel et d'améliorer l'accès à la justice.
Une convention nationale d'avocats met en lumière des failles logicielles
Une convention nationale des avocats, tenue le 21 octobre 2026, a relevé des problèmes importants dans les logiciels mondiaux utilisés par les professionnels du droit, en particulier concernant les certificats numériques qui vérifient l'authenticité des sites internet. Ces failles pourraient compromettre la sécurité et la confidentialité des communications et des données juridiques.L'intelligence artificielle et la modernisation du droit au cœur des débats
L'événement, organisé par le Conseil national des barreaux et les ordres des avocats de Toulouse, d'Albi et de Montauban, a également mis l'accent sur le rôle de l'intelligence artificielle dans la transformation de la profession d'avocat et sur la nécessité de moderniser les pratiques juridiques pour suivre le rythme des avancées technologiques.Messagerie sécurisée et initiatives en matière de courriel
Le Conseil national des barreaux a lancé un service de messagerie sécurisée via avocat.fr et propose que tous les avocats disposent d'une adresse électronique sécurisée. Cette proposition a été soumise à la consultation publique le 13 octobre 2026, dans le but de renforcer la sécurité des communications juridiques.Améliorer l'accès au droit dans les zones rurales
La Conférence des bâtonniers s'est engagée à améliorer l'accès aux ressources juridiques partout en France, y compris dans les régions rurales, grâce à un partenariat avec l'Association des maires de France. Cette initiative vise à réduire les inégalités en matière d'accompagnement juridique et à garantir un accès à la justice plus équitable.Lancement d'une stratégie de souveraineté numérique
Le barreau de Paris a adopté en mai 2026 une stratégie de souveraineté numérique intitulée Vers un barreau souverain. Il a également lancé Themisia, un outil de gestion de cabinet, qui a ensuite été mis à la disposition de l'ensemble des ordres des avocats français, favorisant ainsi l'autonomie dans le domaine des technologies juridiques.Une plateforme souveraine dotée d'outils d'IA
Le Conseil national des barreaux s'est associé à Legal Data Space pour créer Avocat+, une plateforme souveraine hébergeant des outils d'intelligence artificielle conçus spécifiquement pour la profession d'avocat. Ces outils sont hébergés en France et conçus pour protéger le secret professionnel. Un indice de résilience numérique permettra également de mesurer le niveau de souveraineté des solutions.Incubateurs pour le développement de logiciels nationaux
Des incubateurs créés par les ordres des avocats de Paris, Lyon, Marseille, Toulouse et des Hauts-de-Seine soutiennent la création d'alternatives aux logiciels étrangers. Ces initiatives visent à réduire la dépendance aux technologies étrangères et à favoriser l'innovation au sein du secteur juridique.Des inégalités d'accès au droit identifiées
La Convention nationale des avocats a pointé des « inégalités d'accès au droit sur l'ensemble du territoire » comme une faiblesse majeure du système judiciaire. Une consultation a été lancée afin d'élaborer des actions concrètes, notamment la création d'une plateforme permanente de collaboration entre les professionnels du droit et les legaltech.Une consultation ouverte à toutes les parties prenantes
La consultation, ouverte aux avocats, aux cabinets d'avocats, aux ordres, aux institutions, aux entreprises et aux citoyens, débutera officiellement le 29 octobre 2026 sur le site souverainete-avocats.fr/consultation. Les résultats seront publiés le 25 mai 2027, date anniversaire de l'entrée en application du RGPD.Une plateforme proposée par des acteurs de la legaltech
La plateforme de la consultation est proposée par Juris-Connect, DigiBarre et l'association Data Ring, dans le cadre d'une démarche collaborative visant à répondre aux enjeux des technologies juridiques et à promouvoir la souveraineté numérique de la profession.