La Chine élargit ses contrôles à l'exportation des technologies, en ajoutant 40 technologies dont l'IA, dont 23 liées à l'IA, pour protéger la sécurité nationale et gérer les risques liés à l'IA.
Nouveaux contrôles à l'exportation proposés
Les ministères chinois du Commerce et de la Science et de la Technologie ont proposé des modifications à la liste des technologies qui ne peuvent pas être exportées ou qui nécessitent une autorisation spéciale. La proposition prévoit l'ajout de quarante nouvelles technologies, dont vingt-trois liées à l'intelligence artificielle. Le public peut formuler des commentaires sur ce projet jusqu'au 15 novembre, mais certaines restrictions sont déjà appliquées.Technologies ciblées précisées
La proposition porte sur les technologies liées aux grands modèles d'IA, y compris leurs poids et les sources de leur code, ainsi que sur les agents intelligents, les conceptions de grappes de calcul et les méthodes de fabrication de puces utilisant une gravure de 14 nanomètres ou moins. Quatorze de ces technologies sont totalement interdites, comme celles qui servent à créer des logiciels nuisibles, tandis que d'autres nécessitent une approbation avant toute exportation.Accent sur la recherche en libre accès
Les modifications concernent spécifiquement les recherches en IA publiées ouvertement par des laboratoires chinois, notamment des projets comme DeepSeek, Qwen, GLM et Kimi. Les modèles existants déjà utilisés ne sont pas touchés, mais tout nouveau modèle pourrait nécessiter une approbation, voire faire l'objet d'une interdiction. La proposition prévoit également des mesures pour soutenir le partage du code open source en matière d'IA.Soutien au développement open source
Les ministères ont mis en place des mesures visant à favoriser le développement de l'IA open source, comme des approbations automatiques pour certaines technologies. Ces efforts s'accompagnent de projets permettant aux entreprises chinoises de construire des centres de données à l'étranger, de produire des puces hors de Chine, de collaborer à la recherche au niveau international et de contribuer aux normes mondiales en matière d'IA.Justification et position politique
Le gouvernement chinois affirme que ces modifications visent à protéger la sécurité nationale, car certaines technologies d'IA pourraient servir à attaquer des infrastructures essentielles ou à contourner des systèmes de sécurité. Il souligne que les changements ne visent aucun pays ou entreprise en particulier et que sa position politique demeure inchangée.Point de vue d'un expert sur la proposition
La chercheuse Kristy Loke estime que la proposition relève davantage de la gestion des risques liés à l'IA que d'un outil de négociation. La proposition comprend aussi des restrictions sur les IA capables de détecter des failles de sécurité ou de générer du code malveillant, mais la difficulté tient au fait que ces capacités sont liées à l'intelligence générale des modèles d'IA.