L’épave du Empress of Ireland repose à environ 45 mètres de profondeur au large de Sainte-Luce, dans la région du Bas-Saint-Laurent, et n’a jamais été renflouée. Le navire a coulé dans la nuit du 28 au 29 mai 1914, emportant 1 012 des 1 477 personnes à bord. Le Registre du patrimoine culturel du Québec décrit ce naufrage comme le plus meurtrier de l’histoire du Québec et du Canada. Le Empress of Ireland a sombré en seulement 14 minutes après être entré en collision avec le charbonnier norvégien Storstad. L’épave a été classée site protégé par le Québec en 1999.
Construit en 1906 à Glasgow, en Écosse, par les chantiers navals Fairfield, le Empress of Ireland était un paquebot qui, avec son sister-ship, le Empress of Britain, formait le fleuron de la compagnie Canadian Pacific (CP). Il avait quitté Québec l’après-midi du 28 mai 1914 sous le commandement du capitaine Henry George Kendall, pour sa 192e traversée de l’Atlantique. Le Titanic avait sombré à peine deux ans plus tôt, le 14 avril 1912.
Vers 1 h 55, par brouillard épais, le Storstad, un charbonnier norvégien, heurte le Empress of Ireland en plein milieu de son flanc droit. La brèche mesure 4 mètres sur 14, permettant à environ 60 000 gallons d’eau par seconde de s’engouffrer dans le navire. John Willis, auteur d’un livre sur le naufrage, a expliqué dans une entrevue à Radio-Canada que les manœuvres d’évitement du Storstad se sont transformées en confusion. Le Storstad, chargé de charbon, a déchiré le paquebot. Cette nuit-là, de nombreux immigrants britanniques se trouvaient à bord, déçus de ne pas avoir trouvé d’emploi satisfaisant au Canada. Une heure et quart après le SOS envoyé par le télégraphiste, des secours arrivent à bord de l’Eureka, puis du Lady Evelyn. L’équipage du Storstad participe aussi aux opérations, et les survivants sont conduits à Rimouski. Des restes des victimes y sont encore retrouvés.
L’épave n’a été localisée qu’en 1964, à un peu plus de 7 kilomètres au large de Sainte-Luce-sur-Mer. Oubliée dans l’ombre du déclenchement de la Première Guerre mondiale, la tragédie était tombée dans l’oubli, rappelle HistoriaTV. Le navire repose sur son flanc tribord au fond du fleuve. Il mesure 172 mètres de long et 20 mètres de large, et conserve sa coque métallique avec quatre ponts continus, tous les moteurs, l’une de ses deux grandes hélices et les instruments de navigation. Les cabines des passagers et celles de l’équipage, les meubles et les objets transportés sont également restés intacts. Parcs Canada considère qu’il s’agit du plus bel exemple au pays d’un paquebot transatlantique du début du XXe siècle. Il constitue aussi le dernier vestige d’un tel navire ayant appartenu à la Canadian Pacific avant la Première Guerre mondiale. Des dizaines de milliers d’immigrants ont traversé l’Atlantique à bord du Empress of Ireland entre 1906 et 1914. Leurs descendants restent attachés à ce symbole de leurs racines au Canada, selon Parcs Canada.
Avant 1999, des plongeurs sont remontés à la surface avec des objets. Les premiers à descendre le faisaient pour des raisons officielles. Dès 1914, des plongeurs avaient pour mission de récupérer les 252 barres d’argent que transportait le navire, en provenance de Cobalt, en Ontario. Une goélette, la Marie-Joséphine, était chargée de leur transport. Puis est venue l’ère des visiteurs. Entre la découverte en 1964 et la désignation en 1999, 35 ans se sont écoulés. Des plongeurs ont récupéré des objets sur l’épave durant cette période. Les sources officielles consultées ne fournissent pas d’inventaire de ces récupérations, et leur ampleur reste impossible à quantifier. Le 15 avril 1999, le Québec a désigné l’épave. Radio-Canada y voit le premier site sous-marin protégé du pays. La désignation vise le navire, sa cargaison et les effets personnels de l’équipage ou des passagers. Parcs Canada y a ajouté une désignation de lieu historique national le 20 avril 2009. Elle englobe le navire et la zone de dispersion des débris qui l’entoure. Une mémoire entretenue sur la terre ferme. À Pointe-au-Père, un monument perpétue le souvenir des victimes. Au cimetière de Rimouski, un autre mémorial honore la mémoire de sept victimes. L’épave, pourtant, ne se laisse pas oublier. En 2012, Le Soleil rapportait des inquiétudes quant à sa dégradation, gisant au fond de l’eau depuis près d’un siècle. John Willis, conservateur au Musée canadien de l’histoire, estime qu’elle recèle encore des secrets à révéler. La plaque de Parcs Canada est installée au Musée maritime du Québec à Pointe-au-Père : c’est le point de départ le plus simple pour aborder cette histoire sans enfiler de combinaison de plongée.
Le naufrage de l'Empress of Ireland reste une tragédie maritime majeure de l'histoire canadienne
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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