La ministre tahitienne Vannina Crolas fait face à des rumeurs de démission sur fond de tensions politiques, tandis que grèves dans la santé et conflits de leadership s'intensifient en Polynésie française.
Rumeurs de démission autour de la ministre Crolas
La ministre de la Fonction publique, Vannina Crolas, envisagerait de démissionner depuis vendredi dernier, selon des informations confirmées au sein de l'administration de la Polynésie française. Toutefois, le gouvernement n'a pas officiellement réagi à un éventuel départ, malgré des informations récentes la montrant participant à des discussions avec des personnels de santé.Confusion autour de informations contradictoires
La confusion est née d'une double publication de Polynésie La 1ère, qui a évoqué un départ possible de Vannina Crolas. Cette information n'a pas été confirmée officiellement par le président du Pays. Sa présence aux négociations avec les personnels de santé ce week-end et lundi matin contredit toutefois les premières informations annonçant son départ.La position politique de Crolas sous surveillance
Depuis près d'un an, Vannina Crolas se trouve prise entre deux courants politiques, le Tavini et A fano ti'a. À l'instar de Chantal Galenon, elle aussi susceptible d'envisager une démission, Crolas a évité de répondre directement sur sa position. Elle a insisté sur les risques de division au sein du gouvernement, qu'elle qualifie d'« échec assuré ».La ministre Ansquer critiquée
La ministre de la Santé, Raihei Ansquer, est critiquée pour son faible engagement dans les discussions clés. Récemment écartée d'une assemblée, elle a évité de prendre position clairement sur les dossiers, malgré sa qualité de médecin. Son absence d'un débat crucial sur la politique d'évacuation sanitaire a suscité des interrogations sur sa légitimité et son leadership.Spéculations sur l'instabilité gouvernementale
Face aux interrogations sur l'avenir de Crolas, à la démission potentielle de Galenon et à l'inaction d'Ansquer, certains élus de l'assemblée envisagent de demander la dissolution du gouvernement. Cette situation intervient alors que le président de la République doit, selon les attentes, inviter des représentants à discuter de la prochaine visite d'une commission de l'ONU C24 en Polynésie française.