Les vaccins anticancéreux personnalisés (VAP) sont en cours de développement pour aider le système immunitaire à cibler les éventuelles cellules cancéreuses restantes chez les patients ayant déjà reçu un traitement. Contrairement aux vaccins préventifs, qui visent à empêcher l’apparition de maladies comme le cancer — tels ceux contre le papillomavirus humain (VPH) ou l’hépatite B —, les vaccins personnalisés sont utilisés après le diagnostic de la maladie, souvent après une chirurgie pour retirer une tumeur. Ces vaccins sont conçus spécifiquement pour chaque patient en fonction des caractéristiques moléculaires uniques de leur tumeur. Les progrès réalisés dans le séquençage à haut débit, la bioinformatique et la technologie des vaccins à ARN messager (ARNm) ont rendu possible la création de ces traitements hautement personnalisés.
Des essais cliniques de phase III récents dans le traitement du mélanome, un type de cancer de la peau, ont montré des résultats prometteurs. En août 2026, les laboratoires Merck et Moderna ont annoncé que les patients atteints d’un mélanome de stade III ou IV ayant reçu un vaccin personnalisé contre les néoantigènes (intismeran autogene ou V940), associé au pembrolizumab — un médicament d’immunothérapie —, présentaient des périodes plus longues sans récidive du cancer après la chirurgie par rapport à ceux qui n’avaient pas reçu le vaccin. Cependant, les détails complets de l’essai et son profil de sécurité n’ont pas encore été publiés.
Le processus de sélection des néoantigènes — des protéines uniques présentes sur les cellules cancéreuses capables d’activer le système immunitaire — implique l’identification des mutations génétiques dans la tumeur qui produisent des peptides capables de déclencher les lymphocytes T. Cela nécessite un séquençage de l’exome entier, un typage HLA (qui identifie les protéines à la surface des cellules aidant le système immunitaire à reconnaître les substances étrangères), ainsi que l’utilisation d’algorithmes pour prédire quels peptides sont susceptibles d’être reconnus par le système immunitaire. Malgré ces avancées, prédire quels peptides déclencheront effectivement une réponse immunitaire reste un défi, car la simple liaison à HLA ne garantit pas l’efficacité d’un peptide.
Les vaccins peuvent être administrés selon différentes plateformes, notamment les vaccins peptidiques, les vaccins à ARNm, les vaccins à ADN, les vecteurs viraux et les vaccins à cellules dendritiques. Parmi celles-ci, les vaccins à ARNm sont les plus avancés en termes d’utilisation clinique, offrant des avantages comme l’absence d’intégration génomique et une production plus rapide. Cependant, le choix de la plateforme peut avoir un impact significatif sur l’efficacité du vaccin.
Les résultats préliminaires des vaccins personnalisés contre le mélanome sont encourageants. Une étude de 2017 a montré qu’un vaccin contenant jusqu’à 20 néoantigènes pouvait générer de fortes réponses immunitaires. Un essai de phase IIb, Keynote-942, a révélé que l’association du vaccin à ARNm autogene intismeran avec le pembrolizumab améliorait le délai avant le retour du cancer. Ces résultats ont conduit à l’essai de phase III INTerpath-001, qui a atteint ses principaux objectifs. Toutefois, un essai de phase II testant autogene cevumeran dans le cancer colorectal a été interrompu en août 2026 après une augmentation inattendue des décès chez les patients recevant le traitement expérimental.
Malgré les promesses des vaccins anticancéreux personnalisés, plusieurs défis persistent. Ceux-ci incluent la nécessité de protocoles standardisés, les coûts élevés associés au séquençage génétique et à la production individualisée, ainsi que les retards potentiels dans la livraison des vaccins. Bien que ces vaccins soient généralement bien tolérés, avec des effets secondaires courants comme des réactions au site d’injection et des symptômes pseudo-grippaux, des inquiétudes subsistent quant au risque que le système immunitaire attaque les cellules saines. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer quels cancers et quels patients en bénéficieront le plus, comment améliorer l’identification des néoantigènes efficaces, et comment rendre ce type de traitement plus rapide, plus fiable et plus abordable.
Les vaccins anticancéreux personnalisés montrent des résultats prometteurs lors d'essais cliniques
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷Vidal



