Une élue LFI critique les modifications de l'exposition par le maire

Une élue du parti LFI a critiqué le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, pour ce qu'elle qualifie de virage autoritaire dans la manière dont son équipe aborde la culture. Elle l'accuse de « dépolitiser l'art » en modifiant le titre d'une exposition et en retirant des éléments qu'elle juge « peut-être trop politiques », dont le mot « anarchisme » des supports de promotion.

Accusation de « cancel culture »

Aline Chassagne, qui soutient l'élue LFI, accuse le maire de pratiquer la « cancel culture » en effaçant une fresque critiquant les violences policières et en renommant une exposition afin de supprimer des contenus qui déplaisent à la municipalité. Elle cite un épisode similaire survenu en septembre dernier, lorsqu'une fresque de Nacle avait été retirée alors qu'elle se trouvait sur un mur destiné à la libre expression.

Changement de titre de l'exposition à Besançon

L'exposition Ni Dieu ni maître ! Art et anarchie, initialement prévue à Besançon du 27 février au 4 juillet 2027, sera rebaptisée L'Art en liberté par la municipalité. Aline Chassagne critique ce changement, estimant que la référence à l'anarchisme ou aux thèmes libertaires serait jugée « trop clivante » par le maire.

Critique de l'autorité du maire sur l'art

Aline Chassagne affirme que le maire ne doit pas être le « directeur de conscience » des habitants de Besançon et que le musée de la ville ne doit pas se contenter de présenter des idées conformes aux préférences politiques du maire. Elle insiste sur l'importance de conserver le titre original de l'exposition et de mettre fin à l'ingérence politique dans la création artistique.

L'exposition conserve son titre original ailleurs

Si l'exposition sera rebaptisée à Besançon, elle conservera son titre original, Ni Dieu ni maître ! Arts et anarchie de Courbet à Banksy, lorsqu'elle sera présentée à Martigues et à Roubaix. Les habitants de Besançon seront ainsi les seuls à voir l'exposition sous un titre modifié.

Critique de la dépolitisation de l'art

L'élue LFI soutient qu'en cherchant à « libérer » l'art de toute influence politique, la ville le rend en réalité plus politique. Elle estime que les actions du maire ne protègent pas l'art, mais le transforment en objet politique, soulignant l'ironie de l'approche de la ville.