À un mois, les habitudes de sommeil des bébés varient beaucoup, sans horaire fixe. Les experts privilégient la qualité à la quantité et conseillent de créer des repères jour-nuit.
Le sommeil varie beaucoup à un mois
À un mois, le sommeil du bébé est encore en développement, et il existe une grande variabilité d'un enfant à l'autre. Selon Pauline Lotte, infirmière et spécialiste de la petite enfance, « plus que la quantité globale de sommeil, ce qui compte, c'est que l'enfant ait des périodes de sommeil régulières tout au long des 24 heures ».Les bébés dorment par cycles courts
Chez le nourrisson, un cycle de sommeil dure environ 40 à 50 minutes et comprend deux phases. Pendant le sommeil agité, le bébé peut faire des grimaces, bouger, émettre de petits bruits ou faire la moue. Son cerveau est alors très actif, mais cela ne signifie pas qu'il est éveillé ! Vient ensuite le sommeil calme, pendant lequel il dort profondément, avec peu de mouvements. Ces deux phases occupent chacune environ la moitié du cycle.Le rythme jour/nuit n'est pas encore pleinement installé
L'horloge biologique du bébé est encore immature, et son corps ne commence à sécréter de la mélatonine qu'entre 6 et 8 semaines de vie. Il n'a donc pas encore de véritable rythme jour/nuit à ce stade. Certaines choses commencent toutefois déjà à se mettre en place. « Les nuits restent fragmentées, mais les périodes de sommeil sont un peu plus longues la nuit. L'enfant reste éveillé moins longtemps entre les cycles de sommeil. Il se réveille pour manger, pour les soins ou parce qu'il a besoin d'être rassuré, mais avec pour objectif de se rendormir relativement facilement », détaille Pauline Lotte.Mettre en place des routines de sommeil
La spécialiste recommande de laisser le bébé dormir selon son rythme, même s'il fluctue encore d'un jour à l'autre. Cela n'empêche pas pour autant de commencer à installer des repères entre le jour et la nuit. « On peut baisser la lumière en fin de journée et réduire les stimulations. La nuit, lorsque l'enfant se réveille, il faut limiter les interactions, éviter d'allumer la lumière et se contenter de le nourrir et de lui apporter les soins nécessaires. Bien sûr, il faut répondre à ses besoins, surtout s'il cherche du réconfort », explique-t-elle.Les bonnes pratiques de sommeil sécurisé
Pour prévenir la mort inattendue du nourrisson, le bébé doit dormir sur le dos, sur un matelas ferme et plat, sans oreiller, couverture, tour de lit ni peluche. Il est recommandé de partager la chambre des parents jusqu'à six mois, sans partager leur lit, d'éviter de fumer et de ne pas surchauffer la pièce. Ces règles s'appliquent également aux siestes, même lorsque le bébé dort près de ses parents et sous leur surveillance.Quand consulter un médecin
Plus que le nombre d'heures de sommeil, c'est le comportement général de l'enfant qui doit alerter. « Un bébé qui dort beaucoup mais qui est actif lorsqu'il est éveillé et mange régulièrement, il n'y a pas lieu de s'inquiéter. En revanche, s'il perd du tonus, s'endort pendant les repas, reste éveillé très peu de temps ou est difficile à réveiller, il faut consulter », explique Pauline Lotte. Il en va de même pour un bébé qui dort très peu. « Il n'y a pas de gravité médicale en soi, mais cela peut avoir des conséquences sur sa vie quotidienne. Un enfant qui peine à trouver le sommeil, qui n'arrive pas à aller au bout d'un cycle de sommeil, même dans les bras, qui passe de longues périodes éveillé la nuit, ou qui est nerveux ou agité, mérite d'être vu par le pédiatre », conseille la spécialiste. Dans tous les cas, consultez un professionnel de santé si le bébé présente des difficultés importantes de sommeil.