Le gouvernement flamand a décidé de mettre fin au programme Screen Flanders, une initiative financière visant à attirer les productions et coproductions audiovisuelles dans la région flamande de Belgique. Lancé en 2012, ce dispositif cessera ses activités à partir du 1er janvier 2027, dans le cadre d’un effort plus large de réduction des dépenses publiques. Conçu pour encourager les producteurs de films et de médias à investir dans la région, le programme exigeait que les projets soutenus dépensent localement, avec un budget annuel de 3,5 millions d’euros. En quinze ans, il a financé 251 productions pour un montant de 48,8 millions d’euros, générant 317,2 millions d’euros de dépenses audiovisuelles éligibles dans la région. Selon Screen Flanders, chaque euro de soutien a généré environ 8 euros de dépenses locales.
Le programme permettait aux projets éligibles, comme les longs-métrages, les documentaires, les films d’animation et les séries, de recevoir jusqu’à 400 000 euros de soutien remboursable. Cette aide était conditionnée à des dépenses réalisées en Flandre et pouvait être remboursée en totalité ou en partie, selon les revenus du projet. Les producteurs internationaux pouvaient également accéder à l’incitation via des partenariats avec des coproducteurs belges. La décision de mettre fin au programme devrait avoir un impact sur les productions locales et internationales qui dépendaient de ce soutien. Les projets nationaux ont utilisé Screen Flanders pour financer une partie de leurs dépenses flamandes, notamment Coward de Lukas Dhont, Le Faux Soir de Michaël R. Roskam et The Best Immigrant de Michael Abey. Les projets d’animation comme Dimitri et Sir Mouse ont également bénéficié du programme, plusieurs d’entre eux ayant été présentés sur des plateformes européennes dédiées à l’animation.
Le programme a joué un rôle clé dans le soutien à l’initiative fédérale belge du Tax Shelter, qui offre des avantages fiscaux pour la production cinématographique et audiovisuelle. Screen Flanders affirmait que ses investissements avaient permis d’augmenter les dépenses locales et de renforcer la position de la Flandre comme partenaire pour les coproductions internationales, tout en créant des emplois dans les secteurs de la production, des techniques et de la postproduction. La fin du programme suscite des inquiétudes dans le secteur audiovisuel. Karla Puttemans, directrice générale de la VAF (l’organisation audiovisuelle flamande), a déclaré que ce programme était essentiel pour maintenir une industrie audiovisuelle forte et économiquement viable en Flandre. Bien que le financement public de base des fonds Cinéma, Média et Jeux de la VAF reste en place, le gouvernement estime que Screen Flanders ne fait pas partie intégrante de sa politique économique et d’innovation.
Le budget annuel de 3,5 millions d’euros du programme sera entièrement supprimé dans le cadre d’un recentrage des ressources publiques sur ce que le gouvernement considère comme des priorités clés pour l’économie flamande. Ce changement pourrait avoir des répercussions au-delà de la région, car Screen Flanders était utilisé par des coproductions belges et internationales pour combiner les dépenses flamandes avec des cadres de financement plus larges. Avec la fin du programme, seuls Wallimage en Wallonie et screen.brussels resteront comme incitations régionales au cinéma en Belgique. Pour les projets en cours, le changement ne sera pas immédiat. Les engagements existants seront honorés, et le deuxième appel à financement en 2026 se déroulera comme prévu. Le dernier appel de 2026 sera la dernière occasion pour les producteurs de demander un soutien dans le cadre de Screen Flanders avant sa disparition.
Le gouvernement flamand mettra fin au programme d'incitation Screen Flanders
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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