L'électrification rurale reste un défi en RDC

La République démocratique du Congo (RDC) peine toujours à fournir de l'électricité aux zones rurales, où les longues distances entre les localités et la demande dispersée rendent le développement des infrastructures complexe.

L'ANSER recherche des opérateurs pour des centrales solaires

L'Agence nationale d'électrification et des services énergétiques en milieu rural et périurbain (ANSER) invite les opérateurs intéressés à gérer, exploiter et entretenir 28 centrales photovoltaïques réparties en huit lots dans plusieurs provinces de la RDC. Ces installations ont une capacité cumulée de 5,615 mégawatts-crête (MWc), auxquels s'ajoutent 9 750 kilowattheures (kWh) de stockage et des groupes électrogènes d'une puissance totale de 2 475 kilovoltampères (kVA).

Un avis préparatoire, et non un appel d'offres formel

Selon un avis publié à la fin du mois d'octobre 2026, l'ANSER précise qu'il ne s'agit pas d'un appel d'offres formel, d'une présélection ni d'un avis d'intérêt. Il s'agit plutôt d'identifier les entreprises intéressées, de recueillir leurs observations sur le regroupement des centrales en lots et d'explorer les meilleures modalités de gestion. Les opérateurs intéressés ont jusqu'au 26 novembre 2026 pour se manifester, bien que la participation à cette phase ne soit pas obligatoire pour la suite du processus de sélection.

Des projets financés par un programme national

Les 28 installations ont été financées par les ressources propres de l'ANSER et par des allocations du budget national, dans le cadre du Programme d'investissement prioritaire (PIP). Ce programme vise l'électrification d'environ 49 zones rurales et périurbaines. Certains projets sont actuellement en phase de mise en service technique, avec quelques ménages raccordés à titre d'essai, mais le nombre de centrales entièrement achevées et d'utilisateurs actuels n'est pas précisé.

La capacité des centrales varie selon les régions

L'infrastructure est répartie en huit lots de capacités variables. Par exemple, la région du Bas-Uélé compte deux centrales totalisant 1 030 kWc, tandis que la région du Kasaï en compte cinq pour 900 kWc. Le plus petit lot, au Lualaba, comprend une seule centrale d'une capacité de 175 kWc. L'ANSER peut modifier ces regroupements au cours du processus de sélection et encourage les entreprises à proposer d'autres regroupements si elles estiment qu'ils sont plus viables.

Quatre modèles de gestion à l'étude

Quatre modèles de délégation sont envisagés : la concession, la location, la gestion intéressée et la gestion. L'avis prévoit une période probatoire d'un an pour tout contrat signé. Outre l'exploitation et l'entretien des installations existantes, les futurs opérateurs pourraient participer au développement des infrastructures, notamment par de nouveaux raccordements, le remplacement des batteries et des convertisseurs, ainsi que l'extension du réseau.

Des investissements supplémentaires non encore confirmés

Si l'ANSER envisage ces interventions pour élargir la couverture et soutenir le développement économique dans les zones électrifiées, la nature, l'ampleur et le financement de ces investissements supplémentaires ne sont pas encore arrêtés. Ils dépendront du modèle de gestion retenu et des conditions fixées lors du futur processus de sélection.

Ouvert aux entreprises locales et internationales

L'avis est ouvert aux entreprises congolaises comme étrangères, ainsi qu'aux groupements ou consortiums, avec ou sans partenaires techniques et financiers. L'ANSER encourage les opérateurs étrangers à proposer, le cas échéant, des partenariats locaux. La sélection des opérateurs aura lieu ultérieurement, dans le cadre réglementaire de la gestion des installations électriques de l'État, mais aucun calendrier précis n'a été communiqué.