La RDC explore les microsites pour étendre la couverture mobile dans les zones rurales, avec l'objectif de connecter 68 millions de personnes d'ici 2035.
Le RDC étudie les micro-sites pour la couverture mobile rurale
La République démocratique du Congo (RDC) envisage d'utiliser des micro-sites pour améliorer la couverture mobile dans les zones rurales et périurbaines. En 2024, environ 55 % de la population n'avait pas accès aux réseaux 4G, ce qui a poussé le gouvernement à rechercher des solutions plus économiques pour élargir l'accès aux télécommunications.Une réunion rassemble les acteurs des télécoms
Une réunion tenue le 8 octobre, présidée par le ministre des Postes et Télécommunications, José Mpanda Kabangu, a réuni des responsables du Fonds de développement du service universel (FDSU), quatre opérateurs mobiles et Africa Mobile Networks (AMN). L'objectif était d'obtenir un soutien pour le déploiement de la technologie des micro-sites, déjà utilisée par Orange en RDC, avec des projets de test auprès d'Airtel, de Vodacom et d'Africell.Les micro-sites sont petits et peu coûteux
Selon Scoop RDC, les micro-sites sont de petites antennes d'environ 5 mètres de haut, alimentées par des panneaux solaires. Elles peuvent être installées en moins de deux heures et coûtent quatre fois moins cher que les antennes traditionnelles. Le plan prévoit le déploiement de 50 sites pilotes, chacun couvrant un rayon de 4 à 5 kilomètres et desservant plusieurs villages voisins.Une technologie destinée aux petites zones rurales
Africa Mobile Networks (AMN) explique que son modèle repose sur de petites cellules couvrant des zones de 3 à 5 kilomètres carrés, contre une couverture bien plus étendue pour les stations traditionnelles. La portée de chaque site dépend du relief, et la capacité peut être augmentée selon les besoins. Plusieurs appareils peuvent être utilisés pour étendre la couverture et améliorer les performances du réseau.La RDC vise à connecter 68 millions de ruraux d'ici 2035
Les autorités congolaises se sont fixé pour objectif de connecter 68 millions de personnes dans les zones rurales d'ici 2035. En 2024, les réseaux 2G, 3G et 4G couvraient respectivement 75 %, 55 % et 44,3 % de la population. Toutefois, l'accès à internet reste beaucoup plus faible, à 19,7 %, ce qui souligne la nécessité d'améliorer les infrastructures.Les coûts élevés freinent l'extension du réseau rural
Le GSMA estime qu'il faudrait 650 millions de dollars supplémentaires pour apporter une couverture mobile haut débit à 95 % de la population congolaise. De nombreux nouveaux sites nécessiteraient des solutions d'alimentation autonomes, car 87 % d'entre eux se situent à plus d'un kilomètre du réseau électrique. La faible densité de population et la dispersion de l'habitat compliquent également la viabilité économique de tels investissements.