Véronique Ovaldé, auteure de Vivre sans bonheur et n’en point dépérir, un livre publié aux éditions Flammarion et sélectionné pour le Prix des Deux Magots 2026, a partagé des réflexions sur sa mère, son enfance et les vies alternatives qui auraient pu façonner son histoire. Lors d’un entretien centré sur son récit profondément personnel, Ovaldé a répondu à une version révisée du questionnaire de Proust, un ensemble de questions introspectives souvent utilisé pour explorer la vie intérieure des écrivains et des artistes. La discussion a abordé une série de sujets, dont le parfum du jasmin, l’écrivaine française Marguerite Duras, l’influence du patriarcat, le rôle des mensonges, le symbolisme des jardins et l’importance durable de la lecture.
Ovaldé se souvient que le parfum du jasmin la transporte instantanément vers la maison de son enfance, rue Musnay. Parmi les nombreuses vies imaginaires qu’elle a imaginées pour sa mère, elle affirme qu’elle choisirait finalement celle où sa mère n’aurait jamais rencontré son père. Bien que cela signifierait qu’elle n’existerait pas, Ovaldé suggère que cela pourrait être préférable. Elle mentionne également qu’un livre de Tennessee Williams, lu à l’adolescence, serait un ajout approprié à un musée de la liberté clandestine. Cette période fut celle des découvertes, lorsqu’elle commença à explorer les marges de la société et de l’identité.
Un livre qu’Ovaldé glisserait sous la porte d’une femme hésitant à quitter sa situation actuelle est L’Amant de Marguerite Duras. Si son bonheur et celui de sa mère étaient une saison, dit-elle, ce serait le printemps — un temps de renouveau et de croissance, qu’elle souhaite pour elles deux. Elle note aussi qu’un petit signe qu’une vie n’est pas un échec est de voir sa mère, aujourd’hui âgée de 87 ans, éprouver de la joie. Ovaldé aspire à atteindre cette même sérénité dans sa propre vieillesse.
Si elle pouvait retourner à la bibliothèque où elle empruntait autrefois des livres « inoffensifs », elle n’en choisirait pas un de ce genre. À la place, elle opterait pour l’un des textes de théâtre américains qu’elle aimait, comme Mort d’un commis voyageur d’Arthur Miller. Un mot qu’elle aimerait voir disparaître du dictionnaire est « patriarcat », car il a façonné de nombreuses vies de manière restrictive. Si une baleine échouée sur la plage pouvait l’entendre, elle lui dirait ce que sa mère lui a un jour dit : « Tu as pris le mauvais chemin. » Bien qu’elle admette avoir la mauvaise habitude de mentir, elle constate que le bonheur est devenu plus mystérieux que la misère. Elle s’est toujours tournée vers la lecture comme forme d’évasion et conserve encore ce désir, tout en restant prudente face aux « grandes portes ouvertes » qui ne le sont peut-être pas vraiment.
Réflexions personnelles et discussions littéraires de Véronique Ovaldé
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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