Publication d'un guide pour repérer les violences faites aux enfants

La Haute-Commissaire à l'Enfance, Sarah El Haïry, a annoncé le 15 octobre la publication d'un guide destiné à aider les professionnels à repérer les violences faites aux enfants et à recueillir leurs paroles. Ce guide s'adresse à un large éventail de professionnels travaillant au contact des mineurs, notamment dans l'éducation, la santé, le sport et l'animation.

Signes de violences potentielles chez les enfants

Le guide souligne l'importance de repérer les changements de comportement susceptibles de révéler qu'un enfant subit des violences. Ces changements peuvent inclure des blessures répétées, un isolement soudain, une tristesse persistante, une anxiété importante ou des troubles du sommeil.

Indicateurs en milieu scolaire

Les établissements scolaires peuvent également détecter des signes de violences potentielles à travers un absentéisme inhabituel, une chute soudaine des résultats scolaires, des difficultés de concentration ou le refus de participer à des activités que l'enfant appréciait auparavant. Toutefois, ces comportements ne signifient pas nécessairement à eux seuls qu'il y a violence ; leur apparition, leur accumulation ou leur évolution peuvent néanmoins susciter une inquiétude.

Comment réagir lorsqu'un enfant se confie

Lorsqu'un enfant commence à parler de ce qu'il vit, le guide recommande de rester calme, de ne pas porter de jugement et de laisser l'enfant raconter son histoire à son rythme, sans l'interrompre. Les adultes doivent assurer à l'enfant qu'il a bien fait de parler et lui rappeler qu'il n'est pas responsable de ce qu'il a subi.

Éviter les questions orientantes

Le guide met en garde contre le fait de poser de nombreuses questions suggestives ou insistantes, qui peuvent fragiliser et influencer le récit de l'enfant. Il recommande plutôt d'écouter sans questionner et de conserver les termes employés par l'enfant avant de transmettre les informations aux professionnels. Lorsque des questions sont nécessaires, elles doivent être ouvertes et neutres, par exemple : « Peux-tu me raconter ce qui s'est passé ? »

Responsabilité des enquêtes

Les enquêtes sur les suspicions de maltraitance relèvent de la compétence des services habilités, notamment les policiers, les gendarmes et les magistrats. Parallèlement au guide, une formation gratuite de six heures est disponible sur le site du ministère de la Santé.

Objectif de l'initiative

Selon Sarah El Haïry, l'objectif est de faire en sorte que chacun prenne conscience des drames que peuvent vivre les enfants et de fournir les outils nécessaires pour y répondre de manière appropriée.