Le marché des robots de pulvérisation, utilisés en agriculture pour appliquer des pesticides et autres traitements, est en pleine expansion. Cet été, plusieurs nouveaux appareils ont été introduits pour une utilisation dans les vignobles et les vergers. Parmi eux, le XAG Rover R200 a été le premier à attirer l’attention, ayant remporté un prix de l’innovation lors de l’événement en plein air italien Enovitis in campo en juin. D’autres entreprises, dont Calvet et Rotair, ont également lancé de nouveaux modèles, bien que Rotair l’ait fait de manière plus discrète. Un débat persiste pour savoir si ces robots représentent une véritable avancée technologique en agriculture ou s’ils ne font que s’ajouter à un marché déjà saturé. Le XAG Rover R200, en particulier, semble plus innovant que les modèles de Calvet et Rotair, qui utilisent une méthode de pulvérisation traditionnelle appelée aéroconvection. Adel Bakache, conseiller en matériel agricole à la chambre d’agriculture de la Gironde, a déclaré que le XAG constitue une innovation de rupture, offrant une nouvelle approche pour concevoir et gérer la protection des vignobles, des vergers, voire des serres. Le XAG s’appuie sur la même technologie de pulvérisation que les drones, à savoir des buses rotatives ou centrifuges gérées individuellement et installées dans des turbines. Ces turbines intègrent de petites formes aérodynamiques qui accélèrent le flux, permettant à l’appareil de s’adapter à différentes conditions de passage. Cette adaptabilité permet au robot de traiter les cultures avec des gouttelettes fines le matin, lorsqu’il n’y a pas de vent et que les températures sont modérées, et, si nécessaire, d’augmenter la taille des gouttelettes en ralentissant la vitesse de rotation des buses l’après-midi. Sur le plan des prix, les robots de Calvet et Rotair coûtent environ 70 000 euros, incluant le robot et le système de pulvérisation, contre 250 000 euros pour un enjambeur et une cellule. Le XAG est bien plus abordable, avec un prix maximal de 20 000 euros pour l’ensemble complet. Bakache a souligné que ces solutions sont adaptées tant sur le plan technique qu’économique. Le robot de Calvet possède le plus grand réservoir, avec une capacité de 500 litres, et est équipé de chenilles, tout comme le Rotair. Ce dernier dispose également d’un pulvérisateur orientable pour s’adapter aux pentes, offrant une bonne adhérence sur les sols lourds, les pentes et autres déclivités. À l’inverse, le XAG est le moins cher du marché et propose une technologie de traitement révolutionnaire. Associé à un drone, le XAG coûte moins de 50 000 euros et permet une autonomie sur l’exploitation, selon Bakache.