Calvet a présenté son premier robot de pulvérisation autonome, proposé à 70 000 euros. Cette innovation marque une étape vers l’automatisation des vignobles et des vergers, des secteurs où le travail manuel reste souvent nécessaire pour les traitements par pulvérisation. Bien que le robot soit plus cher qu’un pulvérisateur traditionnel, il reste moins onéreux qu’un tracteur équipé d’un pulvérisateur et d’un opérateur. Gaëtan Marty, directeur commercial de cette PME basée à Lézignan-Corbières, dans l’Aude, souligne que le robot allie innovation technologique et accessibilité économique. L’entreprise a choisi de cibler la pulvérisation comme tâche prioritaire pour l’automatisation, une opération peu appréciée des opérateurs en raison des risques pour la santé et de la nécessité d’effectuer les traitements de nuit, souvent mal perçus par les riverains. Le robot est présenté comme un outil discret, capable de circuler entre les rangs sans contact avec l’opérateur.
Le robot repose sur une base porteuse équipée d’un système de pulvérisation composé d’une ventilation convective sur mesure. Deux types d’arceaux sont disponibles : rond ou vertical, avec la possibilité de segments rabattables à droite ou à gauche. Les deux arceaux peuvent accueillir tous les types de buses. La partie « liquide » se situe à l’avant du véhicule, avec un réservoir de rinçage de 50 litres et un réservoir de diesel de 25 litres. À l’arrière, le moteur est placé à droite et la pompe de pulvérisation à gauche. Deux capots latéraux dotés de panneaux ouvrants vers le haut facilitent l’accès pour l’entretien et les réparations.
Compact, le robot mesure 2,65 m x 1,26 m x 1,36 m, mais il est équipé d’un réservoir de 500 litres. Il nécessite une largeur de rang de 1,50 m à 1,80 m pour circuler. Un moteur thermique de 45 chevaux alimente une paire de chenilles à pneus agricoles, ainsi que la pompe de pulvérisation. Avec une consommation annoncée de 4 litres par heure, le robot dispose d’une autonomie suffisante pour une journée (ou une nuit) de travail. Les chenilles assurent une bonne portance, permettant au robot de travailler peu après la pluie. Autre atout : il peut effectuer un demi-tour presque sur place en fin de rang, avec seulement 2,50 m de largeur de virage.
Le robot est équipé d’un débitmètre qui lui permet de s’autoréguler en ajustant la quantité de bouillie distribuée en fonction de sa vitesse et des consignes reçues. Sa vitesse maximale est de 4,5 km/h. La machine intègre une intelligence artificielle qui aide l’utilisateur à organiser le chantier. L’IA calcule, en fonction du volume restant de bouillie dans le réservoir et de la longueur des rangs à traiter, le moment idéal pour s’arrêter et faire le plein, afin d’éviter les arrêts en milieu de rang.
Équipé de deux antennes GPS pour une meilleure précision, le robot peut être guidé via un abonnement GSM ou une antenne fixe, en option. Dans les deux cas, la précision atteint le centimètre (système de correction RTK). Avant toute utilisation, un relevé préalable est nécessaire pour que le robot sache où se positionner. Pour les parcelles de forme régulière, un passage aux quatre coins suffit. Pour les parcelles aux contours irréguliers, il faudra effectuer un tour à pied ou avec un quad. Les rangs non rectilignes nécessitent un passage dans le rang. Calvet estime le temps nécessaire par hectare à un quart d’heure. Une fois les parcelles enregistrées, le robot évolue à l’intérieur et effectue les demi-tours de manière autonome. S’il peut emprunter les chemins, il ne peut pas circuler sur la voie publique et doit être transporté sur une remorque.
La réglementation impose qu’un opérateur soit présent à proximité de la machine en fonctionnement. Cette obligation peut être remplie grâce à la télécommande, équipée d’un écran connecté à la caméra du robot, offrant une vue de l’avant de l’engin. La partie supérieure est conçue pour recevoir un smartphone contenant les données du champ, via une application dédiée fournie avec le robot. La partie inférieure sert au guidage manuel via un joystick, pour toutes les opérations de chargement ou de déplacement, par exemple pour le remplissage. Au démarrage de l’opération, il est nécessaire d’associer le robot à ces deux éléments qui communiquent par wifi. La télécommande fait également office de jauge de réservoir.
Côté sécurité, le véhicule est doté d’un pare-chocs à l’avant, qui arrête le robot en cas de contact avec un obstacle. En prévention, un Lidar détecte la présence devant le robot, qu’il s’agisse d’une personne, d’un animal ou d’une plante, et stoppe la machine si la distance est jugée trop faible (à partir de 3 m). Pour la partie pulvérisation, les besoins en entretien du robot ne diffèrent pas de ceux d’un pulvérisateur classique. Le réservoir de rinçage utilise une technologie déjà éprouvée par le constructeur. L’extérieur est rincé au nettoyeur haute pression, en prenant soin des antennes, plus fragiles. Pour le moteur, Calvet recommande un entretien à une périodicité « normale », environ tous les 200 à 300 heures. Les points d’entretien comme les graisseurs doivent être vérifiés régulièrement, en fonction de l’intensité et des conditions d’utilisation.
Calvet dévoile un robot autonome de pulvérisation pour les vignobles et vergers
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷Réussir



