Le secteur de l’énergie solaire en France fait face à plusieurs défis, notamment une incertitude entourant le mécanisme S21, qui détermine le soutien financier accordé aux centrales solaires, ainsi que des difficultés à sécuriser le financement pour le stockage de l’énergie. Daniel Bour, président d’Enerplan, un groupe majeur de l’industrie solaire, a exhorté le gouvernement à apporter plus de clarté aux investisseurs et à garantir une stratégie stable et à long terme pour le développement de l’énergie solaire.
Le gouvernement envisage d’ajuster les tarifs des centrales solaires d’une puissance comprise entre 300 et 500 MWc dans le cadre du dispositif S21. Bour a souligné que, même si ces modifications étaient mises en œuvre, les dommages infligés à la confiance des investisseurs étaient déjà significatifs. Il a critiqué la méthode du gouvernement, la qualifiant d’injuste envers l’industrie solaire, surtout après les ajustements tarifaires précédents, comme ceux du programme S6-S10, qui avaient déjà semé le doute.
Bour a exprimé ses inquiétudes quant à la politique énergétique actuelle, suggérant qu’elle freine la croissance de l’énergie solaire. Il a rappelé que le mix énergétique français reste très dépendant des énergies fossiles, qui représentent 60 % de la consommation totale d’énergie. Il a insisté sur la nécessité d’une planification à long terme et d’une politique cohérente, affirmant que les projets énergétiques nécessitent de la stabilité et ne peuvent prospérer dans un contexte de mesures successives et contradictoires. Il a également pointé l’augmentation de l’utilisation du gaz pour la production d’électricité cet été, qu’il juge préjudiciable à la souveraineté énergétique, à l’environnement et aux coûts de l’électricité.
Les centrales solaires nécessitent généralement quatre à cinq ans pour être développées et construites, avec un soutien financier à long terme sur les vingt années suivantes. Bour a souligné que les investisseurs ne peuvent tolérer une incertitude permanente concernant les contrats signés. Il a plaidé pour que l’État offre une visibilité et une stabilité, qu’il estime actuellement insuffisantes. Les installations solaires mises en service depuis 2020 auraient permis à l’économie française d’économiser environ huit milliards d’euros entre 2020 et 2025, et l’énergie solaire pourrait à nouveau bénéficier au budget de l’État en 2026, comme ce fut le cas en 2022 et 2023.
Un appel d’offres neutre pour 500 MWc d’énergie solaire est actuellement ouvert jusqu’au 16 octobre, avec la participation attendue des développeurs. La technologie photovoltaïque devrait dominer cet appel d’offres, ce qui soulève des questions sur l’efficacité des appels d’offres neutres pour les installations solaires sur les bâtiments et les toitures. La loi APER a encouragé l’installation de panneaux solaires sur les ombrières de parking, mais l’absence d’appels d’offres a ralenti cette initiative. L’autoconsommation d’énergie solaire sur les bâtiments reste une option viable, bien que le gouvernement n’ait pas fourni de soutien politique clair.
Un « super appel d’offres neutre » est prévu pour 2027, avec plus de détails attendus d’ici la fin de la semaine. Les cahiers des charges doivent garantir que les centrales solaires puissent participer, notamment en ce qui concerne le prix de référence utilisé pour la rémunération. Si le système actuel favorise l’énergie solaire, il existe une volonté de rééquilibrer avec l’éolien. Enerplan, cependant, n’est pas satisfait de la proposition alternative du gouvernement, qui transférerait les risques aux développeurs et aux financiers des projets, augmentant potentiellement les coûts. Le rapport Lévy-Tuot a recommandé un soutien public pour les projets initiaux, incluant des garanties de l’État et des prêts subventionnés.
La stratégie du ministère de la Transition énergétique pour le stockage d’énergie se concentre principalement sur les besoins du système électrique, notamment les réserves primaire, secondaire et tertiaire gérées par RTE et Enedis. Le stockage n’est pas actuellement utilisé pour gérer l’intermittence de la production solaire. Le rapport Lévy-Tuot a suggéré d’utiliser le stockage par batteries pour lisser la production solaire, mais le plan national énergie (PPE) ne fixe pas d’objectifs chiffrés spécifiques pour le stockage. Enerplan a appelé à une politique claire en matière de stockage, indispensable pour compléter l’énergie solaire.
L'industrie solaire française réclame de la stabilité face à l'incertitude politique
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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