Mineur mis en cause dans une affaire de liens avec le terrorisme

Un mineur de 13 ans, originaire du nord de la France, a été placé vendredi sous information judiciaire et sous contrôle judiciaire, soupçonné d'être complice d'une fusillade survenue plus tôt dans la semaine au lycée Lakanal à Aubagne. L'enquête porte sur la complicité de tentative d'assassinat et la participation à un groupe terroriste criminel.

Détails de la fusillade au lycée

Le 12 octobre, un élève est entré dans le lycée Lakanal vers 9 h 20, vêtu de noir de la tête aux pieds et portant des gants. Il transportait une arme à feu dissimulée dans un étui de guitare, selon le parquet national antiterroriste. L'attaque a été stoppée lorsque le conseiller principal d'éducation a désarmé l'élève, a indiqué le Pnat.

Mesures judiciaires prises à l'encontre des mis en cause

L'auteur de l'attaque a été mis en examen et placé en détention provisoire mercredi soir. Le second mineur, en revanche, a été placé sous contrôle judiciaire, assorti notamment de l'obligation de respecter des conditions, dont celle de fréquenter un centre éducatif fermé. Ces mesures ont été requises par le parquet national antiterroriste.

Lien avec la communauté « True Crime »

Les autorités enquêtent sur les liens entre l'attaque et la « True Crime Community », un mouvement né en Amérique du Nord qui s'intéresse aux fusillades de masse. Des éléments numériques découverts lors d'une perquisition au domicile suggèrent que le mis en cause a utilisé des plateformes comme Protonmail, Discord, Snapchat et TikTok pour consulter des contenus liés à ce groupe.

Évaluation de la menace

Le magistrat antiterroriste Olivier Christen a déclaré que si la « True Crime Community » constitue une préoccupation, elle ne représente qu'une menace marginale au regard de la menace terroriste globale, principalement djihadiste. Il a précisé qu'environ 88 % des dossiers en cours concernent des activités liées au djihadisme, y compris chez les mineurs.

Surveillance du mouvement en France

Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a affirmé que les services de sécurité surveillent « quelques dizaines » de jeunes liés à la « True Crime Community ». Il a décrit ce phénomène comme étant en progression en France, soulignant la nécessité de maintenir une vigilance constante.