Des inondations ont frappé la région frontalière entre le Népal et la Chine le 26 août, provoquant d'importants dégâts et laissant au moins 275 citoyens indiens portés disparus, selon le ministère des Affaires étrangères indien. Le désastre a affecté les deux côtés du frontière, y compris le village chinois de Gyirong et le village népalais de Rasuwagadhi dans le district de Rasuwa. Le pont d'amitié, qui relie le Népal et la Chine, a été détruit ainsi que les installations d'immigration et de douane du Népal. Le petit centre commercial de Timure, proche du point de passage frontalier, a également été sévèrement touché.
La région est connue pour son instabilité géologique, avec des gorges profondes, des rivières abruptes et un eau rapide capable de transporter un grand volume de sédiments et de grosses roches. Ajay Dixit, un hydrologue basé à Katmandou, explique que ces conditions rendent la région propice aux inondations soudaines et sévères. Le point de passage frontalier est une route essentielle pour les pèlerins se rendant au mont Kailash, les commerçants, les camionneurs, les touristes et les résidents locaux.
Le matin des inondations, plus de 100 Indiens auraient pu être présents ou près du point de passage. Le Département d'immigration du Népal travaille à déterminer qui se trouvait dans la zone avant le désastre. Les enregistrements électroniques indiquent que 89 personnes, dont des Népalais et des ressortissants étrangers, avaient obtenu leur autorisation de sortie du Népal vers le Tibet, tandis que quatre avaient entré dans le pays. La dernière transaction enregistrée a eu lieu à 8h35'03 minutes locales, juste quelques minutes avant que les eaux de l'inondation ne soient visibles sur les images de caméra de surveillance à Gyirong.
Quatre agents d'immigration, dont le chef du bureau de Rasuwagadhi, ont disparu lors des inondations. Son corps a été trouvé plus loin en aval, tandis que l'agent féminine chargée des dernières transactions reste toujours portée disparue. Parmi ceux qui ont quitté le Népal ce matin-là figuraient 32 Indiens, 12 ressortissants chinois, neuf Américains ainsi que des citoyens d'autres pays.
Tika Ram Pokharel, un assistant senior d'immigration à Rasuwagadhi, est le seul survivant connu du bureau ce jour-là. Il était allé à Katmandou passer un examen et affirme que les enregistrements électroniques ne reflètent pas pleinement la situation au niveau du point de passage frontalier. Il estime que entre 2 000 et 2 500 personnes auraient pu être présentes dans la zone lors de l'inondation, bien que ce chiffre n'ait pas été confirmé indépendamment. La force de l'inondation a été telle que l'eau a dépassé le bureau d'immigration, qui se trouvait à environ 100 mètres au-dessus du fleuve.
Le point de passage est un lien vital entre le Népal et la Chine, et son réouverture récente après une grande inondation en juillet 2025 a entraîné une augmentation importante du trafic. Cependant, la fermeture due à ce dernier désastre a perturbé le commerce et les déplacements. La région fait également partie des projets d'une ligne ferroviaire trans-himalayenne reliant le Népal et la Chine. Les experts suggèrent que le Népal devrait envisager le développement d'itinéraires commerciaux alternatifs et la diversification de ses stratégies économiques afin de réduire sa dépendance envers cette région vulnérable.
Les inondations ravagent la région frontalière du Népal et de la Chine, laissant des dizaines de personnes portées disparues et l'infrastructure en ruine
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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