Dans un billet publié mercredi 7 octobre, Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle pour La France insoumise (LFI), a estimé que la vague récente de manifestations étudiantes pourrait renforcer son mouvement politique. Il a qualifié la frustration croissante des lycéens de « crise politique globale » et affirmé que ce mouvement pourrait contribuer à faire avancer le programme de rupture – un ensemble de propositions politiques radicales portées par LFI. Mélenchon a souligné que le lien entre son mouvement et les étudiants dépasse une simple alliance temporaire, affirmant qu’il reflète un approfondissement des valeurs politiques partagées. Mélenchon a critiqué aussi bien le gouvernement que ses opposants politiques pour avoir imputé à LFI la responsabilité des troubles étudiants. Selon lui, ces accusations servent en réalité son mouvement en lui offrant une visibilité accrue et en l’associant à la jeunesse. Il a relevé que LFI bénéficie déjà d’un fort soutien parmi les lycéens et les jeunes adultes, et estime que la mobilisation actuelle pourrait encore renforcer cette adhésion. « Le refrain est dans les mémoires. Il agit pour centrer LFI dans l’affection du camp adverse, c’est-à-dire les jeunes », a-t-il écrit, illustrant comment ces critiques pourraient paradoxalement servir sa campagne. Dans le même billet, Mélenchon a prédit l’arrivée d’une « censure politique et sociale totale » de la part du gouvernement. Il a estimé que l’exécutif se trouve pris entre l’élan du mouvement étudiant et les discussions budgétaires à venir. Il a suggéré que la majorité présidentielle, dirigée par le président Macron, pourrait ne plus pouvoir compter sur ses alliés traditionnels, comme le Parti socialiste (PS) de centre gauche, qui a historiquement soutenu les politiques macronistes. Il s’est également interrogé sur la possibilité que le Rassemblement national (RN), d’extrême droite, apporte son soutien à Macron dans ce contexte, notant que le RN a déjà critiqué le projet de budget 2027, jugé « préoccupant ». Mélenchon a insisté sur le fait que LFI ne cherche pas à contrôler le mouvement étudiant, mais à en être influencé. Il a réaffirmé que son mouvement vise à être « récupéré par » la mobilisation, plutôt que de l’instrumentaliser à son profit. À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, le rôle des manifestations étudiantes et leur impact potentiel sur le paysage politique restent au cœur des débats.