Christian Grolier, secrétaire général de la Force Ouvrière (FO) et Pascaline Kerhoas, secrétaire fédérale de FO Finances, sont arrivés à Mayotte lundi 5 octobre. Leur visite visait à évaluer l’avancée de la reconstruction de l’île après le passage du cyclone Chido et à rencontrer les représentants syndicaux dans le cadre d’une tournée nationale. Ce déplacement coïncidait avec les préparatifs des élections professionnelles de la fonction publique, où environ 5,8 millions d’agents publics sont appelés à voter d’ici la fin de l’année, représentant environ 20 % de la population active du pays.
Lors de leur séjour de trois jours, les responsables de FO ont rencontré divers représentants syndicaux sur place. L’objectif de ces échanges était de faire un état des lieux par secteur, d’échanger avec les travailleurs locaux, de remonter les problèmes, d’exposer les revendications syndicales et de sensibiliser aux enjeux des élections à venir. Christian Grolier a souligné que la situation à Mayotte ne s’améliore pas, ou très lentement, et a insisté sur la nécessité d’informer le préfet, le ministre de la Fonction publique, David Amiel, ainsi que le Premier ministre, des difficultés rencontrées par les salariés du territoire.
Les principales revendications syndicales pour le 101e département, telles que présentées par Grolier, incluent la création de logements temporaires pour les nouveaux agents et une aide financière de 30 % pour couvrir les loyers. Le syndicat demande également davantage de logements pour les travailleurs précaires et que les fonctionnaires mahorais en poste à Mayotte bénéficient d’une indemnité de retour, afin de réduire l’écart de traitement entre les agents de la métropole et ceux de Mayotte. Grolier a indiqué que le ministre de la Fonction publique a été sollicité pour revoir ces conditions, mais sans résultat pour l’instant.
Le secrétaire général a précisé qu’aucune négociation n’est en cours sur ces sujets, soulignant que personne ne semble intéressé par le dialogue et qu’aucune conclusion n’est attendue avant la fin 2027. Il a ajouté que l’administration ne fait pas d’effort pour répondre aux défis spécifiques de Mayotte. Cette visite s’est déroulée alors que des mouvements de protestation étudiante secouaient l’ensemble du pays. Grolier et Kerhoas ont affiché leur soutien aux revendications des étudiants concernant notamment les retards de construction, le manque d’enseignants et la surcharge des salles de classe. Toutefois, ils ont fermement condamné les violences et les dérives extrêmes associées à ces mobilisations. Grolier a mis en garde contre une dégradation de la situation sociale, aggravée par la hausse des prix et des coûts du carburant.
L’ensemble des fédérations syndicales et interprofessionnelles préparent une nouvelle journée nationale de mobilisation le 5 novembre pour porter ces préoccupations croissantes.
Des représentants syndicaux en visite à Mayotte pour répondre aux préoccupations du secteur public et soutenir la mobilisation étudiante
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
mayotteunionpublic-employeesreconstructionsocial-tensionselections



