Marine Le Pen est revenue sous les projecteurs politiques mercredi au Sommet de l'élevage en Auvergne, où elle a reçu le soutien des syndicats agricoles locaux. L'événement a rassemblé des agriculteurs confrontés à un été difficile et en attente de nouvelles politiques gouvernementales. Une femme accompagnée de ses jeunes enfants s'est approchée de Le Pen en disant : « Voici les futurs agriculteurs ! Sauvez nos enfants, Marine ! » L'ancienne présidente du Rassemblement national, désormais candidate à la présidence, mène actuellement dans les sondages, malgré les polémiques persistantes autour de sa campagne.
Le Pen est arrivée à la Grande Halle d'Auvergne et a été accueillie avec respect par les groupes agricoles. Lors d'un petit débat autour d'un stand d'exposition, un participant a déclaré : « Si vous devez être aux commandes dans quelques mois, nous espérons continuer à travailler avec vous. » Le Pen s'est engagée à mettre en place des politiques mettant fin, selon elle, à la « folie normative », à instaurer une « fiscalité adaptée à la grande imprévisibilité » du secteur agricole, et à faciliter la « transmission des exploitations familiales ». Sabine Tholoniat, présidente de la FDSEA, a qualifié ces déclarations de « positives » et « rassurantes ». Cependant, sa visite au stand de la Coordination rurale a été perçue comme plus prudente. François Walraet, secrétaire général de la Coordination rurale, a souligné que « elle ne peut plus tout promettre, y compris aux agriculteurs ».
La position de Le Pen sur la politique agricole semble comporter des contradictions. Elle s'est engagée à « se battre pour éviter que la PAC ne diminue », faisant référence à la politique agricole commune de l'Union européenne, après avoir menacé précédemment d'affronter Bruxelles pour réduire la contribution de la France au budget de l'UE. Interrogée sur les travailleurs saisonniers, elle a assuré que cela ne « pose aucun problème pour elle d'avoir des étrangers qui travaillent » en l'absence de citoyens français disponibles. Cette position contraste avec son programme global, qui met l'accent sur la « priorité nationale » et une réduction drastique de l'immigration.
Malgré ces contradictions apparentes, les partisans de Le Pen semblent imperturbables. Une visiteuse d'une soixantaine d'années, les yeux brillants de larmes, lui a déclaré : « On croit en vous ! » Pendant ce temps, Mathis, 16 ans, élève dans un lycée agricole en Bretagne, attendait avec son ami Maxence pour prendre une photo avec Le Pen et « l'encourager ». Il a salué ses « discours très concrets » et a donné une évaluation positive à Jordan Bardella, malgré les révélations de Mediapart sur les écrits antisémites passés de Bardella. Le Pen elle-même ne croit pas à ces allégations.
Face à la presse, Le Pen a exprimé « à cent pour cent (sa) confiance » en son successeur, sans pour autant développer davantage sur une polémique qui affecte sa campagne depuis près de dix jours. Elle s'est montrée plus virulente à l'encontre du gouvernement pour avoir suspendu l'usage des grenades lacrymogènes dans la répression du mouvement étudiant, soulignant sa rupture avec le président actuel, Emmanuel Macron, qu'elle accuse « d'être toujours du côté qui consiste à frapper la police ». Elle a insisté sur le fait qu'elle « considère que les forces de l'ordre font leur travail ». Les vies des animaux, a-t-elle noté, n'ont pas de trêve.
Marine Le Pen fait campagne au sommet de l'élevage dans un contexte de polémiques et de soutien des agriculteurs
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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