Une entreprise de pompes funèbres de Villefranche-sur-Saône poursuivie pour escroquerie : deux anciens responsables condamnés à des peines de prison avec sursis pour détournement de plus de 211 000 euros.
Affaire de fraude financière jugée au tribunal
Une affaire de fraude financière impliquant une entreprise de services funéraires de Villefranche-sur-Saône s'est conclue devant la justice, mardi 20 octobre. Deux anciens responsables ont comparu devant le tribunal correctionnel pour des faits commis entre 2021 et 2023. Les sommes en jeu dépassaient 211 000 euros.Montants détournés et rôles
La gérante, âgée de 46 ans, avait détourné 149 000 euros, tandis que le directeur, âgé de 36 ans, avait déposé 62 000 euros de chèques de clients sur son compte personnel. Le montant total impliqué dans la fraude dépassait 211 000 euros.Des versions divergentes de la fraude
Lors du procès, les anciens collègues ont livré des versions différentes de l'origine de ces détournements. La gérante a expliqué qu'elle avait d'abord dirigé seule l'entreprise avant d'embaucher un directeur. Selon elle, c'est ce dernier qui aurait mis en place des pratiques permettant de détourner certains paiements et de dissimuler une partie de l'activité.La version du directeur
De son côté, le directeur a affirmé que les pratiques frauduleuses avaient été encouragées par sa supérieure. Elle lui aurait demandé de laisser vides les champs de l'ordre de paiement des chèques lorsque les clients les remplissaient. Ce procédé aurait permis de détourner les fonds.Conséquences juridiques et issue
Depuis les faits, les deux anciens responsables ont presque entièrement réglé les pénalités et les redressements fiscaux liés à cette affaire. Le tribunal de Calados a finalement condamné les deux prévenus à six mois de prison avec sursis chacun.Interdictions professionnelles évitées
La gérante a été reconnue coupable de détournement de biens de l'entreprise, tandis que le directeur a été condamné pour complicité. Les juges ont toutefois décidé de ne pas leur interdire d'exercer leur profession. Ils ont également prévu une exclusion de la mention au casier judiciaire afin de ne pas compromettre leur réinsertion professionnelle.