Le projet Greensand a commencé à injecter du dioxyde de carbone dans des réservoirs géologiques souterrains en mer du Nord, à une profondeur de 1 800 mètres. Cette initiative, soutenue par Ineos, Harbour Energy, le gouvernement danois et l’Union européenne, marque le premier projet de captage et de stockage du carbone (CSC) dans l’Union européenne. Le CSC est une méthode visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre en capturant le dioxyde de carbone issu de procédés industriels et en le stockant sous terre, l’empêchant ainsi de rejoindre l’atmosphère. Le réservoir de Greensand se situe à 250 kilomètres des côtes danoises, au niveau de l’ancienne plateforme pétrolière Nini West. Il accueillera initialement 400 000 tonnes de CO₂ liquide par an, avec pour objectif d’atteindre un rythme de 4 à 8 millions de tonnes de CO₂ par an d’ici 2030.
Parallèlement au projet Greensand, un gazoduc en construction dans l’ouest de la France est destiné à transporter le CO₂ émis par des producteurs de ciment comme Lafarge ou Lhoist jusqu’au terminal de Montoir-de-Bretagne, d’où il sera acheminé par voie maritime vers la Norvège. La Norvège abrite le premier site européen de stockage de CO₂, Northern Lights, inauguré il y a deux ans et utilisant un ancien réservoir aquifère marin qui stockait auparavant de l’eau salée. Un aquifère est une couche de roche poreuse contenant de l’eau, capable de stocker de grands volumes de fluides, ce qui la rend adaptée au stockage du CO₂.
Cette initiative s’inscrit dans un effort plus large visant à réduire les émissions de carbone en Europe en utilisant les infrastructures et les formations géologiques existantes pour un stockage à long terme du CO₂. Ces projets sont conçus pour accompagner la transition vers une économie bas-carbone en offrant une solution pour gérer les émissions des industries difficiles à décarboner directement. La réussite de ces premiers projets pourrait ouvrir la voie à davantage de sites de stockage en Europe, potentiellement en France si l’appel à manifestation d’intérêt de 2024 aboutit.
Le développement de ces projets de CSC reflète un engagement croissant à lutter contre le changement climatique grâce à l’innovation technologique et à la collaboration internationale. En s’appuyant sur les infrastructures pétrolières et gazières existantes, ces projets visent à réduire les coûts et la complexité de la mise en œuvre du captage et du stockage du carbone à plus grande échelle. À mesure que la technologie mûrit et que davantage de sites de stockage deviennent disponibles, le potentiel de réduction significative des émissions de carbone en Europe ne cesse de croître.
Un projet européen de captage du carbone commence ses opérations en mer du Nord
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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