Le gouvernement australien a proposé une nouvelle politique intitulée My Feed, My Way, qui obligerait les plateformes de médias sociaux à offrir aux utilisateurs de plus de 16 ans un choix entre deux types de fils d’actualité. Le premier serait basé sur des recommandations algorithmiques personnalisées, tandis que le second ne contiendrait que du contenu provenant des comptes que l’utilisateur a intentionnellement suivis. Cette politique a été annoncée par le Premier ministre Anthony Albanese et la ministre des Communications Anika Wells le 8 septembre, dans le cadre d’une initiative plus large appelée Digital Duty of Care. Cet effort vise à renforcer le contrôle des utilisateurs sur leurs expériences en ligne et inclut des réglementations pour les moteurs de recherche, les jeux en ligne, les applications de messagerie et les chatbots d’IA. Il introduit également des protections spécifiques pour les utilisateurs de moins de 18 ans, ciblant les contenus nuisibles tels que les matériaux promouvant les troubles alimentaires, la pornographie et le harcèlement.
Cette politique répond à une évolution dans le fonctionnement des plateformes de médias sociaux. Traditionnellement, les utilisateurs construisaient un « graphe social » en choisissant quels comptes suivre. Cependant, les plateformes utilisent désormais souvent des algorithmes pour recommander du contenu en fonction du comportement des utilisateurs, comme les visionnages, les partages ou les commentaires. Cela a conduit des plateformes comme TikTok, Instagram, Facebook et YouTube à privilégier le contenu provenant de comptes que les utilisateurs n’ont pas explicitement suivis, créant ainsi des fils d’actualité hautement personnalisés. La nouvelle politique cherche à rétablir le choix de l’utilisateur en lui permettant d’opter pour un fil basé sur les comptes suivis plutôt que sur des suggestions algorithmiques.
Avec My Feed, My Way, les plateformes de médias sociaux devraient clairement présenter ce choix aux utilisateurs et respecter leurs décisions. Cependant, l’efficacité de la politique dépend de la manière dont le « fil par défaut » est défini. Les plateformes pourraient toujours proposer des recommandations algorithmiques dans d’autres sections de l’application, comme les Reels, l’onglet Explorer ou les notifications, même si les utilisateurs choisissent un fil basé sur les comptes suivis. D’autres aspects restent flous, notamment le placement des publicités et la possibilité pour les plateformes de suggérer des comptes entre les publications que l’utilisateur a déjà choisies de suivre.
La manière dont les utilisateurs sont incités à faire un choix est un élément crucial de la politique. Si les utilisateurs doivent donner explicitement leur consentement au fil de recommandations avant qu’il ne soit activé, l’impact sur la façon dont les gens utilisent les médias sociaux pourrait être plus important. La conception de l’interface, y compris la présentation des choix, pourrait influencer les décisions des utilisateurs. Certains craignent que les plateformes n’utilisent des éléments de conception pour encourager subtilement une option plutôt qu’une autre.
Cette réglementation s’inscrit dans un effort plus large visant à gérer la manière dont le contenu est conçu et produit sur les plateformes numériques. Elle prend en compte les effets de la répétition des contenus, des algorithmes de recommandation et de la conception des interfaces sur le comportement des utilisateurs. Pour les utilisateurs de moins de 16 ans, l’initiative prévoit la désactivation de fonctionnalités comme la personnalisation algorithmique et le défilement infini, en plus des restrictions existantes concernant l’accès aux réseaux sociaux. Le non-respect de cette politique pourrait entraîner des amendes substantielles, l’eSafety Commissioner étant chargé de veiller à son application.
Cette politique pourrait redéfinir la manière dont les audiences sont réparties entre les créateurs, les médias et les marques. Elle pourrait redonner de la valeur au bouton « suivre », mais elle pourrait aussi rendre plus difficile la visibilité des nouveaux créateurs. L’impact économique sur les grandes plateformes comme Meta, TikTok et YouTube pourrait être significatif, selon le nombre d’utilisateurs qui choisiraient le fil limité.
L’approche de l’Australie est similaire à celle des réglementations en vigueur dans l’Union européenne et au Royaume-Uni, où le Digital Services Act et le Online Safety Act ont introduit des mesures pour réguler le contenu en ligne et protéger les utilisateurs. Le Royaume-Uni a annoncé des plans pour adopter le modèle australien, avec une interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans à partir de 2027. La France, en revanche, a rencontré des difficultés pour mettre en œuvre des lois similaires en raison de restrictions constitutionnelles.
Le succès de My Feed, My Way reste incertain, mais l’interdiction existante des réseaux sociaux pour les mineurs a déjà été mise en œuvre. Si le choix entre un graphe social et des recommandations algorithmiques devient une fonctionnalité réelle en Australie, d’autres gouvernements pourraient suivre, estimant que ce qui est techniquement possible à Canberra devrait l’être ailleurs également.
L'Australie propose une réglementation sur les fils d'actualité des réseaux sociaux et l'accès des jeunes
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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