L’absentéisme dans les entreprises et les administrations françaises ne cesse de progresser depuis 2020, posant des défis majeurs tant pour le secteur privé que pour les services publics. Dans le privé, le taux d’absentéisme a atteint 4,95 % en 2025, tandis que dans le public, notamment au niveau des collectivités locales, il a grimpé jusqu’à 6,1 %. Ces chiffres illustrent une situation complexe, marquée par des absences plus longues, une répartition inégale selon les générations et les métiers, ainsi que des conséquences financières importantes pour les entreprises comme pour les finances publiques.
Selon le baromètre 2026 de WTW, qui a interrogé 3 100 entreprises privées employant 427 800 salariés, l’absentéisme a augmenté de 1,6 % en un an. Pendant les années 2010, le taux restait inférieur à 4 %, mais depuis 2020, il se maintient au-dessus de 4,7 %. Après avoir atteint un pic à 5,34 % en 2022, une légère baisse a été observée en 2023 (4,71 %), suivie d’une progression régulière à 4,87 % en 2024, puis à 4,95 % en 2025. Noémie Marciano, directrice santé et protection sociale chez WTW, souligne que « les tendances observées ces dernières années se confirment : des niveaux bien supérieurs à ceux d’avant la pandémie et une deuxième année consécutive d’augmentation depuis la fin de la crise sanitaire. L’absentéisme est un phénomène complexe et multifactoriel ».
Si la proportion de salariés ayant pris au moins une absence dans l’année est restée stable, autour de 33,6 % en 2025, la durée moyenne des absences, elle, s’allonge. Un salarié ayant connu au moins une absence en 2025 a en moyenne cumulé 38 jours d’absence, soit deux de plus qu’en 2023. Ce niveau se rapproche de celui de 2020, en pleine crise sanitaire (38,7 jours). Selon WTW, l’allongement des durées d’absence constitue la principale cause de la hausse de l’absentéisme depuis 2023.
Ces absences plus longues se concentrent de plus en plus : en 2025, 4 % des salariés étaient absents plus de 90 jours, représentant 61 % des jours d’absence, contre 58 % deux ans plus tôt. Cette concentration pose un défi de taille aux entreprises : comment organiser les équipes quand une minorité de salariés absents pèse lourdement sur le volume global d’absentéisme ? À l’inverse, 41 % des salariés absents prennent entre un et sept jours de congé, des absences courtes qui, bien que moins impactantes à l’échelle globale, perturbent l’organisation quotidienne des équipes.
L'absentéisme dans les entreprises et administrations françaises atteint de nouveaux sommets
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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