Les très petites entreprises (TPE), ces entreprises comptant un nombre limité de salariés et opérant souvent sur des marchés locaux, font face à de multiples défis financiers, selon le dernier baromètre TPE du Syndicat des Indépendants (SDI). Au troisième trimestre 2026, 61 % des dirigeants interrogés ont déclaré une baisse de leur chiffre d’affaires par rapport au trimestre précédent, dont 43 % une diminution et 18 % une chute significative. Seuls 8 % ont enregistré une hausse de leur activité, illustrant un ralentissement généralisé du secteur. Les pressions financières se ressentent également dans d’autres domaines. Environ 71 % des chefs d’entreprise ont vu leur bénéfice net diminuer, et 66 % ont subi un repli de leur trésorerie. Au troisième trimestre, 55 % des répondants ont rencontré des difficultés de trésorerie, contre 50 % au trimestre précédent. Par ailleurs, 42 % des dirigeants interrogés estiment que, si leur niveau d’activité actuel se maintient, leurs réserves ne suffiront pas à couvrir leurs dépenses pendant trois mois ou plus. Cela révèle une inquiétude croissante quant à la liquidité et à la stabilité financière. L’enquête met aussi en lumière un pessimisme économique plus large. Environ 91 % des personnes interrogées ont constaté un recul des dépenses des consommateurs depuis le début de l’année 2026, et 93 % s’attendent à ce que l’économie française se dégrade dans les douze prochains mois. De même, 73 % craignent une détérioration de leurs perspectives professionnelles, tandis que 77 % doutent de leur capacité à développer leur entreprise. Ces craintes se traduisent par une hausse du nombre de dirigeants envisageant de cesser leur activité : 29 % ont indiqué qu’ils réfléchissaient ou envisageaient de fermer leur entreprise au troisième trimestre 2026, contre 17 % un an plus tôt. Les difficultés touchent également l’embauche et les investissements. Seuls 17 % des dirigeants interrogés cherchaient activement à recruter, contre 13 % au deuxième trimestre et 17 % au premier trimestre 2026. Beaucoup évoquent des obstacles tels que des difficultés à trouver des candidats motivés ou qualifiés, des coûts salariaux élevés et l’incertitude économique. Par ailleurs, 51 % des dirigeants ont reporté ou abandonné au moins un projet d’investissement au cours de l’année écoulée en raison de préoccupations économiques, fiscales ou politiques. Dans le même temps, 72 % de ceux qui ont sollicité un prêt de trésorerie ces six derniers mois ont obtenu une réponse favorable, bien que 70 % estiment que les conditions d’accès au crédit se sont durcies, et que 24 % aient renoncé à leurs demandes par crainte d’un refus.