La famille d’Eden, un adolescent de 14 ans grièvement blessé lors d’une manifestation dans un lycée à Saint-Ouen-l’Aumône, dans le Val-d’Oise, a annoncé par l’intermédiaire du cabinet d’avocats 1948 Avocats qu’elle allait déposer une plainte officielle. Les chefs d’accusation incluent « tentative d’homicide » et « violences volontaires avec arme par personnes dépositaires de l’autorité publique contre mineur de moins de 15 ans ». Selon la déclaration de la famille, Eden aurait été « grièvement blessé » après avoir reçu un projectile de grenade lacrymogène à la tête. Eden affirme également avoir été frappé à plusieurs reprises par « des policiers armés qui se sont approchés de lui ». Une conférence de presse est prévue ce lundi à 14 heures pour évoquer « les actions en justice engagées ».
Le Défenseur des droits, institution indépendante chargée de veiller au respect des droits des citoyens, s’est saisi de l’affaire après la blessure d’Eden. L’institution a indiqué à l’AFP, jeudi, que les faits font l’objet d’une enquête de l’IGPN, la « police des polices », chargée des enquêtes internes au sein de la police nationale. Cette saisine d’office par le Défenseur des droits a conduit à l’ouverture d’une enquête par cette autorité administrative indépendante.
Eden souffre de « fractures doubles de la mâchoire, l’ensemble des dents du haut cassées et plusieurs dents du bas brisées », a précisé son avocate, Me Elsa Marcel, dans un entretien avec l’AFP mercredi. Le jeune homme est actuellement hospitalisé et doit subir « une opération extrêmement lourde », a-t-elle ajouté. À Argenteuil, également dans le Val-d’Oise, un adolescent de 16 ans affirme avoir été blessé à l’œil par un tir de LBD, un projectile de force intermédiaire utilisé par les forces de l’ordre. L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a décidé d’ouvrir une enquête sur cet incident, ce qui porte à quatre le nombre de cas depuis le début du mouvement lycéen.
Depuis le début des mobilisations, 824 personnes ont été interpellées en Île-de-France, dont « 85 % de mineurs », selon les chiffres communiqués samedi par la préfecture de police de Paris. Ces données soulignent l’importance de la participation des jeunes aux manifestations, qui suscitent des interrogations sur l’usage de la force par les forces de l’ordre et le traitement des mineurs lors des rassemblements.
Des poursuites judiciaires et des enquêtes s'ouvrent après des blessés lors de manifestations lycéennes en France
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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