Cet été, les vagues de chaleur intenses ont suscité une augmentation des discussions sur les réseaux sociaux, notamment à Besançon et ses environs. De nombreux habitants ont exprimé leur frustration face au nombre limité de zones de baignade disponibles et réclamaient davantage de moyens pour se rafraîchir. Certains ont suggéré de se baigner dans le Doubs, mais Ludovic Fagaut, le maire de Besançon, a souligné que cela n’était pas aussi simple qu’il y paraît. « Ce n’est pas si simple de se baigner dans le Doubs », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de sécuriser l’espace et de délimiter clairement les zones de baignade. Pour contextualiser, il a évoqué la Suisse, où la baignade en rivière à courant rapide est une activité populaire. Dans plusieurs villes suisses, notamment celles à population germanophone, des mesures sanitaires strictes sont mises en place, souvent en collaboration avec la Société suisse de sauvetage. Des règles de conduite sont également diffusées en plusieurs langues pour informer les baigneurs des risques et des bonnes pratiques.
À Besançon, la question de la baignade dans le Doubs implique aussi une coordination étroite avec les autorités sanitaires. « Nous ne sommes pas les seuls à décider », a expliqué Fagaut. « Le Doubs n’est pas un cours d’eau potable, il faut donc être très clair sur la qualité de l’eau. » Il a notamment mis en garde contre certains sites, comme celui de la Garde d’eau, où la qualité de l’eau est particulièrement médiocre en raison d’effluents industriels. « S’il y a un endroit où vous ne devez surtout pas vous baigner en termes de cyanobactéries et d’autres contaminants, c’est bien le site de la Garde d’eau », a-t-il précisé. Avant d’ouvrir de nouvelles zones de baignade, la ville doit collaborer avec l’Agence régionale de santé pour s’assurer que l’eau respecte les normes sanitaires acceptables. Sécuriser les sites ne suffit pas : la qualité de l’eau est un facteur déterminant.
Un autre défi dans la création de nouvelles zones de baignade réside dans le recrutement de maîtres-nageurs. Le diplôme requis, le Certificat professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport (CPJEPS) mention activités aquatiques et natation, est difficile à obtenir et attire moins de candidats ces dernières années. Cette problématique a été soulevée par Fabien Genet, sénateur de Saône-et-Loire, qui l’a abordée avec la ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative en décembre 2025. La ministre a reconnu le problème comme « une question majeure de sécurité publique » et a indiqué que « des changements réglementaires sont en cours ». Selon Fagaut, l’ouverture d’une nouvelle zone de baignade nécessiterait au moins dix agents à temps plein, présents de 9 heures à 19 ou 20 heures, afin d’assurer la sécurité et d’éviter tout incident.
Malgré ces défis, la demande en zones de baignade reste forte. Cet été, les piscines publiques de Besançon ont enregistré une fréquentation record, et l’idée de créer une nouvelle zone de baignade s’est imposée comme une urgence, d’autant plus que les vagues de chaleur devraient revenir. Le projet d’une « Besançon Plage », une zone aménagée pour la baignade, a été évoqué, bien que Fagaut ait souligné que de nombreuses précautions devaient être prises avant de concrétiser cette initiative. « On y travaille, mais il faut prendre toutes ces précautions de sécurité, notamment en matière d’hygiène et de santé publique », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité d’une planification et d’une coordination minutieuses.
Besançon envisage de nouvelles zones de baignade face à la canicule et aux inquiétudes sécuritaires
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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