Le système de promotion de l'UCI stimule l'activité en course

En 2026, le système de promotion et de relégation de l'Union Cycliste Internationale (UCI) a entraîné une forte hausse de l'activité en course chez les équipes cyclistes. Plusieurs formations ont pris part à de nombreuses épreuves pour assurer leur place dans la division d'élite, les dix équipes les plus actives cumulant à elles seules des centaines de courses.

Les meilleures équipes dominent le calendrier

L'équipe française TotalEnergies a disputé 116 courses, le nombre le plus élevé parmi toutes les formations, suivie de près par Lotto Intermarché avec 115 départs. Deux équipes de deuxième division, Cofidis avec 111 courses et Unibet Rose Rockets avec 110 courses, figurent également parmi les plus actives. Groupama - FDJ United a atteint la barre des 100 courses, tandis que trois équipes, XDS Astana Team, Pinarello Q36.5 et Tudor Pro Cycling, ont chacune disputé 97 courses. UAE Team Emirates et Team Jayco AlUla complètent le top 10 avec respectivement 95 et 93 courses.

Une stratégie de course orientée vers la promotion

Cette intensification de l'activité s'explique par la nécessité, pour les équipes de deuxième division, de figurer parmi les meilleures afin d'être automatiquement invitées à de grandes épreuves comme le Tour de France. Les directeurs sportifs divisent souvent leurs effectifs en deux ou trois groupes afin de participer à un maximum de petites courses et d'accumuler des points, essentiels pour la promotion.

Un système de points qui favorise les petites courses

Cette stratégie est influencée par le système de points : terminer quatrième ou cinquième d'une petite course d'une journée peut rapporter davantage de points qu'une quinzième place dans une course majeure difficile. Comme les grandes équipes dominent les circuits majeurs, les formations plus modestes préfèrent envoyer leurs coureurs dans des épreuves où la concurrence est moins relevée, afin d'accumuler efficacement des points.

Une lourde charge physique pour les coureurs

Cette approche impose toutefois une pression physique importante aux coureurs. Les équipes reposent sur des coureurs infatigables, qui passent leur saison sur le vélo, parfois plus de 80 jours de course par an. Des coureurs de Lotto Intermarché, comme Baptiste Veistroffer (85 jours) et Liam Slock (83 jours), ont pris part à un très grand nombre de courses, illustrant l'exigence de la saison.

Un personnel d'encadrement mobilisé toute l'année

De fin janvier à fin octobre, mécaniciens et soigneurs travaillent sans relâche pour accompagner ces coureurs et leur permettre de honorer leurs engagements en course. Si ce modèle contribue à assurer l'avenir de l'équipe, il met aussi à rude épreuve l'endurance physique des coureurs sur la durée, ce qui soulève des inquiétudes quant à leur santé à long terme et à la durabilité de leurs performances.