De l’ADN provenant d’un animal inconnu découvert dans une grotte occupée par des Néandertaliens il y a 400 000 ans a permis de mettre au jour une nouvelle espèce de bovidé, baptisée X yak. Cette grotte sibérienne, située au pied des montagnes de l’Altaï, contient plus de 250 000 fragments osseux appartenant à la fois à des humains et à des mammifères. Cependant, environ 95 % de ces restes squelettiques sont trop petits et incomplets pour être identifiés à partir de leur forme seule. L’analyse génétique a donc révélé l’identité de certains d’entre eux.
Une nouvelle étude publiée début octobre dans la revue Current Biology a analysé l’ADN ancien contenu dans ces ossements pour déterminer à quelles espèces ils appartenaient. Les résultats montrent que, si la majorité des restes proviennent de bovins, de bisons, de buffles et de yaks, vingt génomes ne correspondent à aucun mammifère connu. Les scientifiques les ont attribués à une nouvelle espèce, le X yak. Ces spécimens seraient des cousins des yaks modernes, que l’on trouve aujourd’hui sur les hauts plateaux de l’Himalaya et du Tibet.
L’analyse de l’ADN a révélé que le chromosome X des mammifères a commencé à se différencier de celui des yaks modernes il y a environ 400 000 ans. La lignée est devenue une espèce distincte quelque 150 000 ans plus tard. « Étant donné qu’il s’agit d’une espèce sœur du yak himalayen, partageant un ancêtre commun, il est raisonnable de penser qu’elles se ressemblaient », déclare Love Dalen, professeur de génomique à l’université de Stockholm.
Le plus récent génome de X yak récupéré par l’équipe remonte à 27 000 ans, et le plus ancien à 247 000 ans. À cette époque, les hominidés fréquentaient également le site de Denisova, ce qui suggère que ces animaux étaient en contact avec nos ancêtres. « Bien que nous n’ayons pas de preuve directe de ces interactions, il est probable que les humains anciens, y compris les Dénisoviens et les Néandertaliens, aient chassé le X yak durant cette période », explique Jonas Oppenheimer, coauteur de l’étude et chercheur à l’université de Stockholm.
Ces nouveaux résultats mettent en lumière le rôle que cette région a pu jouer dans l’histoire de la biodiversité et de l’installation humaine. « La région de l’Altaï a probablement été un foyer de biodiversité et un refuge potentiel durant les cycles glaciaires du Pléistocène, comme en témoigne l’incroyable diversité qui y est observée », conclut le scientifique. La découverte du X yak rappelle surtout que, bien avant notre époque, de nombreuses lignées animales se sont formées, dont les secrets sont encore en train d’être révélés aujourd’hui.
Une nouvelle espèce bovine découverte dans une grotte de Sibérie liée à l'ère néandertalienne
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷Slate.fr



