L'État français élargit son système de contrôle automatisé

À partir de 2026, le gouvernement français prépare un nouveau système de contrôle automatisé qui va au-delà des infractions routières traditionnelles. Ce dispositif comprendra des mesures telles que les péages écologiques, la détection des nuisances sonores et le contrôle des voies réservées au covoiturage, ce qui pourrait entraîner davantage d'amendes pour les automobilistes et les transporteurs.

Le système ne vise plus seulement la vitesse

Le système automatisé, qui se concentrait jusqu'ici sur les excès de vitesse et les franchissements de feux rouges, va bientôt s'étendre aux nuisances sonores, au covoiturage et à la fiscalité verte. Ces changements, discrets sur le papier, pourraient toutefois modifier sensiblement la manière dont les automobilistes et les transporteurs utilisent le réseau routier.

Un traitement centralisé des amendes

Actuellement, la plupart des données recueillies par les radars automatiques sont envoyées à un centre de traitement centralisé situé à Rennes. Les agents y examinent les informations et adressent les amendes aux titulaires des certificats d'immatriculation. Avec environ 4 600 radars en service, le système génère déjà près de 16 millions d'amendes par an.

Un contrôle décentralisé pour les décisions locales

Un nouvel aspect du système est la décentralisation de la prise de décision. Les collectivités locales pourront désormais valider directement certaines infractions, sans que toutes les décisions ne passent par le centre de Rennes. Ce changement s'inscrit dans une initiative plus large appelée Contrôle automatisé décentralisé (CAD).

Les péages écologiques en Alsace, première application

La première utilisation concrète du CAD sera la mise en place de péages écologiques sur les routes d'Alsace à partir du 1er janvier 2027. Les poids lourds qui ne s'acquitteront pas du péage seront verbalisés à distance. Ce dispositif devrait être étendu à l'ensemble de la région Grand Est d'ici la fin de 2027.

Radars sonores et contrôle des voies de covoiturage

Les radars sonores, qui mesurent les niveaux sonores et sanctionnent le dépassement de seuils, doivent être homologués d'ici la fin de 2026. Le contrôle des voies réservées au covoiturage sera également automatisé, permettant de verbaliser à distance les véhicules ne respectant pas les conditions de taux d'occupation sur ces voies.

Nouveau contrôle des limites de poids

Le système comprendra aussi le contrôle automatisé des limites de poids pour les poids lourds. Deux appels d'offres publics ont déjà été attribués, ce qui constitue la première étape vers des sanctions automatiques pour les camions en surcharge.

Aucune mention de radars pour les zones à faibles émissions

Le cahier des charges publié par le gouvernement ne mentionne pas de radars spécifiques pour les zones à faibles émissions. Il estime toutefois que le nouveau système traitera un volume d'amendes comparable à celui du réseau de radars automatiques actuel, soit environ 16 millions par an.