Les prix des carburants en France ont fortement augmenté, le diesel approchant les 2,40 euros le litre et le SP95 E10 dépassant les 2,15 euros. Bien que le gouvernement ait refusé de mettre en place une réduction généralisée des taxes sur les carburants, plusieurs candidats à la présidentielle, dont Bruno Retailleau (LR), Fabien Roussel (PCF) et Sarah Knafo (Reconquête), ont proposé de supprimer ou de suspendre les CEE (Certificats d'Économies d'Énergie), censés alourdir les prix d'environ 15 centimes par litre. Ces certificats, financés par des fournisseurs d'énergie comme EDF et TotalEnergies, obligent les entreprises à financer des initiatives de réduction de la consommation énergétique, souvent répercutées sur les consommateurs. Depuis juillet 2025, les CEE financent également des aides à l'achat de véhicules électriques, remplaçant l'ancien bonus écologique auparavant pris en charge par le budget de l'État.
L'industrie automobile en France s'oppose vivement à une suppression éventuelle des CEE. Plusieurs groupes, dont Avere-France, la Plateforme automobile (PFA), Mobilians, Sesamlld et le CSIAM, ont publié un communiqué commun le 30 septembre. Ils estiment qu'un retrait brutal des CEE provoquerait un « choc majeur » pour le secteur, risquant de freiner le marché des véhicules électriques, encore en développement. Le bonus CEE, allant de 3 600 à 6 200 euros selon les revenus des ménages, est présenté comme une aide « indispensable » qui permet à de nombreux automobilistes d'accéder à des véhicules électriques, dont les prix restent élevés pour une grande partie de la population.
L'industrie met également en garde contre une suppression des CEE sans solution alternative, qui priverait les ménages et les professionnels de l'aide nécessaire pour accéder à des véhicules plus économiques. Le communiqué souligne que les CEE constituent « le principal levier de financement des aides essentielles à la transition vers la mobilité électrique et au soutien du marché ». Il évoque également une crise « sans précédent » pour l'industrie automobile, marquée par un « effondrement de plus d'un quart des ventes depuis 2020 », plus marqué qu'au niveau européen. Malgré cela, les voitures électriques ont représenté 38,2 % des immatriculations de véhicules neufs en France en août, un record.
Les signataires s'inquiètent aussi des conséquences potentielles sur l'emploi, alors que le secteur a déjà perdu 50 000 postes depuis 2020. Si la hausse des prix des carburants a boosté les ventes de voitures électriques, l'industrie insiste sur la nécessité de définir une solution alternative avant toute suppression des CEE.
L'industrie automobile française met en garde contre la suppression des Certificats d'Économies d'Énergie face à la hausse des prix des carburants
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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