Face à la flambée des prix des carburants, les mécaniciens en France enregistrent une hausse significative des demandes de conversion des véhicules au **bioéthanol**, un carburant renouvelable issu de matières végétales. Un boîtier de conversion à 500 euros permet aux automobilistes de réduire leurs dépenses, un plein de bioéthanol coûtant entre 25 et 30 euros, contre plus du double pour de l’essence classique. Julien Landreau, infirmier scolaire à Marseille, a converti son Kia au bioéthanol début d’été et constate des économies substantielles. Le Superéthanol E85, mélange d’essence sans plomb et de bioéthanol, s’affiche en moyenne à 0,89 euro le litre, contre plus de 2,13 euros pour le SP95-E10, le carburant le plus vendu en France.
Les mécaniciens marseillais rapportent une multiplication par quatre des demandes de boîtiers de conversion au bioéthanol par rapport à l’année dernière. Nicolas Greco, co-gérant d’un garage du centre-ville de Marseille, confirme cette tendance, tandis que Matthieu Vales, un autre professionnel, décrit un processus d’installation minutieux, nécessitant de relier l’appareil aux injecteurs du véhicule. Le garage de Vales a commencé à installer des boîtiers en juin et a vu la demande doubler depuis. La Région Sud propose une subvention de 250 euros pour les ménages les plus modestes qui optent pour cette conversion.
Pour convertir légalement un véhicule, les mécaniciens doivent être certifiés et le conducteur doit faire modifier son certificat d’immatriculation. La conversion permet au véhicule de fonctionner à la fois à l’essence sans plomb et au E85. Selon Pierre Chasseray, de l’association 40 millions d’automobilistes, les coûts d’installation peuvent atteindre 1 000 euros, mais des promotions sont proposées à 500 euros. Toutefois, cette technologie n’est pas adaptée à tous les véhicules, en fonction de leur âge et de leur kilométrage.
Environ 400 000 personnes en France roulent à l’éthanol, sur quinze millions de véhicules éligibles, selon Jérôme Loubert, de FlexFuel Energy Development. Le bioéthanol permettrait, selon le syndicat professionnel Bioéthanol France, d’économiser 841 euros par an pour 13 000 kilomètres parcourus, comparé au SP95-E10.
Les experts environnementaux soulignent que si le bioéthanol permet des économies, son impact écologique reste contrasté. La betterave ne représente que 5,8 % des matières premières utilisées pour les agrocarburants en France, le maïs et le blé étant les principales sources. Ces cultures nécessitent d’importantes quantités d’eau, d’engrais azotés et de pesticides, et sont moins résilientes face au changement climatique, explique Diane Strauss, de l’ONG Transport & Environment. Par ailleurs, 48 % du biocarburant consommé en France provient de matières premières agricoles étrangères, et si l’on prend en compte les émissions liées aux importations, le bioéthanol réduit les émissions de CO₂ « au mieux de 10 à 40 % » par rapport à l’essence. Strauss estime que les véhicules électriques constituent une meilleure solution climatique et que les biocarburants pourraient être une source de distraction.
La hausse des prix des carburants entraîne une augmentation des conversions de véhicules au bioéthanol en France
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
bioethanolfuel-costsenvironmentfrancevehicle-conversionclimate-impact
Sources d'origine :
- 🇫🇷BFMTV



