L'andouille de Guéméné traditionnelle se heurte à des obstacles réglementaires en raison des taux de HAP liés au fumage, opposant tradition et sécurité sanitaire.
Les normes sanitaires compliquent la production de l'andouille
Les réglementations sanitaires européennes compliquent la fabrication de l'andouille de Guéméné, une charcuterie traditionnelle du Morbihan. Le problème vient de la présence d'hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), des substances qui peuvent se former pendant le fumage et sont associées à un risque de cancer.Des améliorations dans les pratiques de production
La préfecture du Morbihan a indiqué mercredi 14 octobre que le producteur, la Maison de l'Andouille à Guéméné-sur-Scorff, a apporté des « améliorations notables » à ses méthodes. Ces changements sont accompagnés par un institut technique agricole, qui aide à stabiliser le processus de production et à améliorer la sécurité du produit final.La recherche d'une solution possible
Un projet de recherche lancé il y a trois mois est envisagé comme solution possible au problème des HAP. Ce projet pourrait faire appel à une technique qui utilise des chaussettes pour réduire les particules nocives pendant le fumage. Cela pourrait contribuer à diminuer les taux d'HAP sans modifier complètement la méthode traditionnelle.Le producteur refuse de changer ses méthodes
Benoît Rivalan, président de la Maison de l'Andouille, n'a pas été officiellement informé de l'avancée de ces travaux. Il reste attaché à la méthode de fumage traditionnelle qu'il utilise depuis 35 ans. M. Rivalan a déclaré qu'il ne modifierait pas ses techniques et pourrait arrêter la production si on l'y obligeait, car il estime que les taux d'HAP contribuent au goût unique de l'andouille.Concilier tradition et conformité
Selon la préfecture, l'entreprise de M. Rivalan pourrait poursuivre son activité, ce qui rassure les amateurs d'andouille traditionnelle. Toutefois, la situation reste complexe : l'entreprise fait l'objet de contrôles réguliers et doit trouver un équilibre entre la préservation de ses méthodes traditionnelles et le respect des normes de santé et de sécurité.