Un rapport non publié, auquel **France 3 Alpes** a eu accès, révèle que les émissions de PFAS — un groupe de substances chimiques connues pour leur persistance dans l’environnement — provenant de l’usine Tefal à Rumilly sont « généralisées » et très élevées. Les habitants locaux et les associations citoyennes réclament depuis des mois devant les tribunaux l’interdiction de ces rejets et demandent de nouvelles études sanitaires pour évaluer l’impact de cette pollution. Depuis près de quatre ans, ces groupes tentent d’obtenir des réponses sur l’ampleur des émissions de PFAS, leur dispersion dans l’air, leur inhalation par la population et les éventuels effets sur la santé. « Mais toutes nos demandes sont restées sans réponse, toutes nos inquiétudes sont restées lettre morte », déplore Virgile Benoît, co-président de l’association Agir Ensemble pour Rumilly et l’Albanais (AERA), l’une des structures impliquées. Pour obtenir des éclaircissements et contraindre l’industriel à mettre fin à ces rejets, le collectif a récemment saisi le tribunal administratif de Grenoble.
La procédure judiciaire souligne que les émissions atmosphériques de PFAS sont « actuelles, importantes et incontrôlées », selon le document consulté par **France 3 Alpes**. Celui-ci indique que la population reste exposée sans mesures de protection depuis de nombreux mois. Le recours est porté par deux autres organisations environnementales, Cyclamen et France Nature Environnement 74, et vise le préfet de Haute-Savoie. « Ce que demandent les associations, c’est une action plus ferme de l’administration. Il faut que la pression sur Tefal s’accentue pour que les choses aillent plus vite », explique Me Sébastien Bécue, l’avocat des plaignants.
En 2022, les riverains ont découvert que leur eau potable était contaminée par du PFOA, une molécule de la famille des PFAS, extrêmement persistante dans l’environnement, toxique et cancérogène pour l’homme. Des analyses ultérieures ont confirmé la présence de la même substance dans les nappes phréatiques, les lacs et les rivières de la région. En janvier 2025, l’émission Complément d’enquête, diffusée sur **France 2**, a révélé comment l’enfouissement de déchets contaminés par des PFAS par Tefal aurait pu contribuer, en partie, à la pollution généralisée à Rumilly. L’entreprise, qui a utilisé du PFOA dans ses revêtements antiadhésifs jusqu’en 2012, a toujours affirmé que l’usine n’était pas la seule responsable de la pollution historique de la zone.
En novembre 2025, des analyses de l’air demandées par les services de l’État ont détecté des PFAS dans les rejets de l’usine Tefal. En avril 2026, la préfecture de Haute-Savoie a pris un arrêté obligeant l’entreprise à réduire et à mieux surveiller ses émissions. Un rapport d’inspection daté de mars 2026, jusqu’alors inédit mais consulté par **France 3 Alpes**, a confirmé que les émissions de PFAS étaient « généralisées » et présentes dans presque tous les points de rejet contrôlés de l’usine. Le document révèle également la présence de substances interdites, comme le PFOA et le Gen-X — un substitut du PFOA — dans les émissions, contredisant les précédentes déclarations de l’entreprise selon lesquelles ces produits n’étaient pas rejetés. L’un des fours de l’usine présentait des concentrations en PFAS huit fois supérieures aux niveaux les plus élevés enregistrés dans la région. Ces éléments ont poussé les associations à exiger de nouvelles études environnementales et sanitaires, incluant une campagne de prélèvements sanguins auprès de la population locale.
Habitants et associations engagent des poursuites pour pollution aux PFAS de l'usine Tefal à Rumilly
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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