Démission de la présidente du centre social

Le 15 juillet, la présidente du centre social Vallée de la Cèze, à Saint-Ambroix, a démissionné, et le conseil d'administration qui gérait le centre depuis 2019 l'a suivie en septembre. La directrice de l'organisme, Catherine Fleury, explique qu'un audit a été réalisé sur les structures sociales, car la communauté de communes a constaté que le territoire n'était pas suffisamment couvert.

L'audit met en évidence des lacunes dans la couverture

L'audit a été financé par la CAF. Il faut noter que, sur une zone de 8 km², trois structures sociales coexistent : le centre social Vallée de la Cèze à Saint-Ambroix, ainsi que les espaces de vie sociale (EVS) de Molières-sur-Cèze et de Meyrannes. « Si les trois structures ne se concertent pas, c'est la cacophonie », résume Catherine Fleury.

Une nouvelle équipe face à des difficultés financières

Matthieu Clofullia, nouveau vice-président du centre social, regrette que les communes n'aient pas pris position. Il fait remarquer que, si la communauté de communes souhaitait un centre social intéressant l'ensemble du territoire, aucune commune ne s'est engagée à leurs côtés. David Macq, nouveau président du centre social, explique qu'à sa prise de fonctions, 45 jours de salaires étaient impayés.

Des difficultés financières qui perdurent

Le précédent conseil d'administration avait demandé au tribunal une suspension des paiements à la fin du mois d'août. Le nouveau conseil a repris la gestion des finances et a payé les salaires ainsi que l'échéancier de l'URSSAF, tout en étalant les factures. Matthieu Clofullia précise que la banque consentirait une avance si un organisme fournissait une attestation de paiement.

Demandes de financements et retards

Le centre social doit recevoir une aide départementale de 20 000 euros du Gard, qui est bloquée, alors que le travail a été achevé dans les délais et que tous les dossiers ont été déposés sur la plateforme le 21 janvier. Ils estiment avoir besoin de 45 000 euros supplémentaires pour terminer l'année, en plus des 20 000 euros manquants. Un appel aux dons a été lancé sur les réseaux sociaux, et le centre a également activé une campagne de parrainage.

Chercher le soutien des collectivités locales

Le conseil d'administration sollicite aussi le soutien des collectivités locales. David Macq affirme que, si chaque commune de Cèze Cévennes leur versait 2 000 euros, ils finiraient l'année. Il espère que, si les subventions du Département et de Bessèges tombent, cela leur permettra de payer les salaires d'octobre. Cathy Chaulet, conseillère départementale du canton, indique que certaines subventions individuelles seront votées lors de la session du 6 novembre.

Retards et incertitudes

Le centre social a reçu l'assurance que sa demande avait bien été enregistrée, mais qu'elle restait en attente, sans calendrier précis ni raison claire à ce retard. Cathy Chaulet assure qu'elle a échangé avec David Macq et pense que tout sera régularisé lors de la session. Elle évoque un versement rapide de 10 000 euros, ainsi que 2 000 euros pour des actions précises.

Un soutien incertain des collectivités

Du côté de Bessèges, les 5 000 euros sur lesquels compte le centre social attendront une nouvelle écriture comptable. Christine Roux, maire de Bessèges, explique que la commune a la volonté d'inscrire un soutien au centre social dans le SIVOM (syndicat intercommunal à vocations multiples). Si cette aide n'était pas votée au sein du SIVOM, la commune verserait directement les 5 000 euros.

Projets à venir et besoins de financement

David Macq répète son souhait que chaque commune de Cèze Cévennes apporte 2 000 euros pour terminer l'année. Il espère aussi le renouvellement de l'agrément de la CAF début novembre. Le calendrier du centre social est chargé dans les mois à venir. Le 6 novembre, la session du conseil départemental devrait valider une partie des subventions, et ce même jour, les directeurs des trois structures, centre social et espaces de vie sociale, doivent se réunir.

Collaboration et projets territoriaux

Le 3 novembre, le nouveau conseil d'administration rencontrera les élus de Cèze Cévennes, dont Olivier Martin, son président. Ce dernier indique que l'audit, lancé il y a un an avec la CAF, a mis en évidence un déséquilibre de l'offre sur le territoire. Pour pérenniser les trois structures, un projet territorial commun est nécessaire.

Financement futur et collaboration

Olivier Martin précise qu'avec la CAF, une aide exceptionnelle de 8 000 euros avait été attribuée en 2025, et il insiste sur la nécessité de tenir jusqu'à la rédaction du projet territorial. Il s'interroge sur la possibilité pour la communauté de communes de voter à nouveau une aide exceptionnelle, déclarant attendre la table ronde pour évaluer la réalité des difficultés.

Priorité aux salariés et orientations futures

Olivier Martin exprime le besoin d'une visibilité sur les préoccupations, en mettant l'accent sur les salariés. Il souhaite voir le centre social et les deux EVS implantés sur l'ensemble du territoire, en les pérennisant par un ancrage solide sur le territoire. Ce lundi, les responsables du centre social ont également rencontré le maire de Molières-sur-Cèze, avec qui le sujet a certainement été abordé.

Vision future et collaboration

Il y a deux semaines, lorsque le centre social a présenté une enquête sur les besoins du territoire et les axes prioritaires qu'il en tire pour l'année 2027, Catherine Fleury a insisté sur la nécessité que les trois conseils d'administration s'accordent sur un projet commun. David Macq a fixé la grande orientation pour 2027, tirée des conclusions de l'enquête : « se tourner vers la jeunesse et l'écologie ». Un programme ambitieux, qui attend un soutien financier.