Une récente étude impliquant 110 volontaires issus de neuf pays européens a révélé que chaque participant présentait un taux positif d’acide trifluoroacétique (TFA), une forme de substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS), souvent surnommées « polluants éternels » en raison de leur persistance dans l’environnement. Les résultats, publiés par des députés européens écologistes, ont été mis en avant par l’antenne française de Franceinfo. Le TFA, présent dans l’eau et les cultures agricoles, a été détecté dans tous les échantillons de sang analysés, avec une concentration médiane de 21,2 ng/mL. Selon le groupe des Verts/ALE au Parlement européen, ces niveaux constituent les plus élevés jamais enregistrés dans des études portant sur des humains.
Le TFA est connu pour sa stabilité extrême, ce qui le rend particulièrement persistant dans l’environnement. Très mobile et très soluble dans l’eau, il se retrouve dans tous les milieux et ne peut être éliminé par les procédés classiques de traitement de l’eau. Marie Toussaint, députée européenne écologiste, a qualifié de « extrêmement grave » le taux de contamination de 100 %, soulignant qu’il était « inattendu, car nous nous attendions à des résultats légèrement moins élevés ». Elle espère que cette étude, commandée par son groupe politique, permettra de sensibiliser l’ensemble de l’Europe à la présence généralisée du TFA.
L’étude ne fournit cependant pas suffisamment de données pour déterminer dans quelle mesure la contamination des participants est liée à leurs activités professionnelles. Elle s’inscrit néanmoins dans un débat plus large sur le suivi de l’exposition et la protection des travailleurs. En conséquence, les députés appellent l’Union européenne à instaurer des restrictions larges sur l’utilisation des PFAS, y compris le TFA. Parmi leurs sept propositions au niveau européen, ils suggèrent notamment d’établir « des limites d’exposition professionnelle aux PFAS pour renforcer la protection des travailleurs », de reconnaître les problèmes de santé liés aux PFAS comme des maladies professionnelles, et de développer « une valeur sanitaire de référence basée sur les concentrations de TFA dans le sang afin de mieux évaluer les risques d’exposition humaine ».
Une étude européenne révèle que 100 % des personnes testées sont contaminées par des substances PFAS
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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