Déterminer le sexe des animaux peut s’avérer difficile pour les non-spécialistes, car les différences physiques ne sont pas toujours évidentes. Chez les hyènes tachetées, par exemple, les femelles possèdent un clitoris allongé qui ressemble à un pénis mâle, appelé pseudophallus. Cette structure est associée à des lèvres fusionnées remplies de tissu adipeux, parfois désignées sous le terme de « testicules ». Selon Sarah Benson-Amram, zoologiste à l’Université du Wyoming, les hyènes mâles et femelles ont des érections pendant la parade nuptiale, et la forme du phallus en érection permet de distinguer les sexes : une extrémité pointue indique un mâle, tandis qu’une extrémité émoussée et droite signale une femelle. Heribert Hofer, du Leibniz Institute for Zoo and Wildlife Research, souligne que les femelles peuvent aussi être identifiées par des mamelles proéminentes lors de la mise bas. De plus, les femelles sont généralement plus grandes, et leur ventre ne remonte pas vers l’arrière au niveau de la jonction des pattes arrière, contrairement aux mâles. Une cicatrice rose, résultant d’une déchirure lors de l’accouchement, est un autre indicateur de la femelle.
Dans de nombreuses espèces animales, la taille n’est pas un critère fiable pour déterminer le sexe. Par exemple, chez les espèces monogames comme les canidés ou les équidés, mâles et femelles sont souvent de taille similaire. Les couleurs vives ou les ornements sont généralement présents chez les espèces où les mâles rivalisent pour séduire les femelles, comme les élans ou les paons. Cependant, chez les espèces vivant en couple, comme l’écureuil terrestre du Cap, la compétition est moindre, et les traits sexuels visibles sont donc moins marqués. Amiyaal Ilany, chercheur postdoctoral à l’Université de Pennsylvanie, précise que la seule différence physique chez l’écureuil terrestre du Cap est que les mâles sont légèrement plus grands. Pour distinguer les sexes, il faut alors se fier aux signaux auditifs, car les mâles chantent pour attirer les femelles, tandis que ces dernières ne chantent pas du tout.
Chez certaines espèces, comme de nombreux serpents et lézards, la différenciation sexuelle est difficile à établir visuellement. Robert Espinoza, biologiste à la California State University de Northridge, note que les serpents pourraient davantage compter sur leur odorat que sur des indices visuels pour trouver un partenaire. De même, chez de nombreux lézards, il est presque impossible de différencier mâles et femelles. À l’inverse, certaines espèces, comme le lézard des laves d’Amérique du Sud, présentent des différences si marquées entre les sexes que mâles et femelles ont d’abord été considérés comme des espèces distinctes. Dans ce cas, les femelles sont colorées, tandis que les mâles sont plus ternes.
Certaines espèces changent également de sexe au cours de leur vie, notamment chez les poissons. Les sebastes, par exemple, naissent femelles et deviennent mâles plus tard. Globalement, déterminer le sexe d’un animal peut s’avérer complexe et nécessite de prendre en compte divers facteurs, incluant les traits physiques, le comportement et les signaux sensoriels.
Distinguer le sexe chez les animaux : défis et indices à travers les espèces
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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