Hausse des nuitées touristiques en France

Le 29 septembre, l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a présenté les résultats de la saison touristique estivale, qui s'est déroulée de mai à août 2026. Les hébergements touristiques collectifs ont enregistré 260,5 millions de nuitées, soit une hausse de 2,8 millions, ou 1,1 %, par rapport à la saison 2025. Ce total atteint son niveau le plus élevé depuis quinze ans, malgré la concurrence accrue des réservations privées.

Les campings en tête des nuitées

Les campings sont restés le type d'hébergement le plus fréquenté durant l'été, avec 126,5 millions de nuitées, soit une hausse de 1,1 %, ou 1,4 million de plus qu'en 2025. Les hôtels ont connu une progression plus forte, de 1,7 %, pour atteindre 92 millions de nuitées. En revanche, les autres hébergements collectifs ont reculé de 0,4 %, à 42 millions de nuitées.

Les résidents tirent la hausse

Selon l'Insee, la clientèle résidente a expliqué à elle seule la totalité de la hausse, avec une fréquentation en progression de 1,6 % et représentant plus des deux tiers des nuitées. Les campings ont gagné 1,6 million de nuitées de résidents, et les hôtels 1,2 million. La fréquentation des non-résidents est restée stable tout au long de la saison et a même diminué au mois d'août par rapport à l'année précédente.

Des évolutions contrastées selon les origines

Dans les hôtels, les évolutions varient selon les pays d'origine. Les groupes de clients venant d'Allemagne, de Belgique, des Pays-Bas et du Royaume-Uni ont progressé de 1,2 % à 3,9 %. À l'inverse, la fréquentation en provenance d'Espagne et d'Italie a reculé respectivement de 8,5 % et de 3 %. Les États-Unis restent la première origine non résidente pour les hôtels, avec 5,4 millions de nuitées, en hausse de 0,8 %.

Les zones littorales en croissance

Le littoral reste un moteur de la fréquentation estivale, avec 106,3 millions de nuitées, en hausse de 1,4 %. La progression provient principalement du nord et de l'ouest. Les côtes de la Manche Est-Mer du Nord et de l'Atlantique-Manche Ouest ont gagné respectivement 5,6 % et 5 %. Ensemble, elles ont contribué à hauteur de 1,8 million de nuitées, soit plus de la moitié de la hausse totale.

Les zones de montagne et rurales progressent

En montagne, la fréquentation a augmenté de 1,3 %, pour atteindre 45 millions de nuitées. Cette hausse est principalement due aux autres hébergements collectifs, dont la fréquentation a progressé de 2,4 %. Hors littoral et montagne, la croissance se limite à 0,6 %. Le contraste est net entre les villes et les campagnes.

Les grandes villes perdent du terrain

Les zones urbaines denses ont reculé de 3,9 %, soit 2,5 millions de nuitées en moins. La clientèle résidente a diminué de 0,7 %, et la clientèle non résidente de 7,7 %. Selon l'Insee, la fréquentation des grandes villes a pu être affectée par les épisodes de canicule. L'institut présente cette explication comme une hypothèse.

Forte croissance dans les zones rurales

À l'inverse, les zones rurales ont fortement progressé, de 3,2 %, soit 3,7 millions de nuitées supplémentaires. Les campings représentent plus des deux tiers des nuitées dans ces zones. Les aires urbaines de densité intermédiaire ont gagné 2,1 %.