Une nouvelle émission examine la montée de l'extrême droite et ses effets sur les minorités et les institutions. L'historienne Ludivine Bantigny relève des tendances en Europe et aux États-Unis.
Une programmation qui met en avant les voix marginalisées
Une nouvelle initiative réunit des intellectuels, des militants et des acteurs des luttes sociales, souvent laissés de côté ou dissidents. Elle se concentre sur la montée en puissance de l'extrême droite et sur les défis qu'elle pose aux valeurs démocratiques.Une historienne analyse la montée de l'extrême droite
L'historienne Ludivine Bantigny, auteure de On ne sait pas, on n'a pas essayé. L'extrême droite, une mise au point préventive, explique comment l'extrême droite gagne rapidement du pouvoir par des méthodes brutales et agressives. Elle relève des schémas similaires aux États-Unis, en Hongrie et en Italie.L'extrême droite cible l'opposition et les minorités
Dans ces pays, l'extrême droite a systématiquement pris pour cibles les opposants, les minorités, les médias et les organisations de la société civile. Les effets de ces actions dépassent souvent un seul mandat politique et peuvent avoir des conséquences durables.Des actions locales de l'extrême droite en France
En France, l'influence de l'extrême droite se fait déjà sentir au niveau local, avec 74 communes dirigées par des partis d'extrême droite. Parmi les exemples figurent la suppression de subventions à des organisations comme le Planning familial à Carpentras et l'annulation d'une commémoration de l'abolition de l'esclavage à Vierzon.L'extrême droite réduit au silence la contestation et les contestataires
À Carcassonne, le maire Christophe Barthès a restreint la possibilité pour l'opposition de s'exprimer lors des conseils municipaux et a fait sortir les syndicats de leurs locaux. Ces mesures reflètent une tendance plus large à museler la contestation et à consolider le contrôle.Un discours de l'extrême droite démenti par les actes
Bantigny souligne que le récit de l'extrême droite, celui du « peuple contre les élites », est affaibli par les politiques menées et les votes de ses dirigeants, qui favorisent souvent les plus riches et les grandes entreprises plutôt que la population en général.