Le gouvernement français a annoncé le lancement d'un nouveau programme de recherche axé sur l'énergie nucléaire de fission, dans le cadre de sa stratégie plus large de transition énergétique. Financé par le plan d'investissement public connu sous le nom de France 2030, cette initiative est gérée par le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) en partenariat avec le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA). Le programme dispose d'un budget de 18 millions d'euros sur une période de six ans, visant à relancer la recherche nucléaire, qui a connu une ralentissement ces dernières années. L'initiative vise à générer de nouvelles connaissances fondamentales en science nucléaire, à renforcer les infrastructures expérimentales et à former une nouvelle génération de chercheurs spécialisés dans l'énergie nucléaire. Cela inclut des travaux sur les aspects théoriques et pratiques des processus nucléaires, qui sont essentiels pour avancer dans le domaine et améliorer la sécurité et l'efficacité de l'énergie nucléaire. La moitié des fonds seront utilisés pour soutenir le personnel de recherche via des contrats de doctorat et post-doctorat, garantissant ainsi un approvisionnement constant de scientifiques qualifiés dans ce domaine. Les fonds restants seront orientés vers l'acquisition et la maintenance du matériel scientifique et des infrastructures, tels que des accélérateurs de particules, des réacteurs expérimentaux et des laboratoires de radiochimie. Ces installations sont essentielles pour mener des recherches avancées et tester de nouveaux matériaux et processus. Parmi les objectifs de recherche figure l'étude du corium, un mélange fondue de matériaux qui se forme lorsque le cœur d'un réacteur nucléaire fond en cas d'accident. Comprendre le comportement du corium est crucial pour améliorer la sécurité nucléaire et la gestion des accidents. Les chercheurs étudieront également le destin à long terme des noyaux radioactifs, ce qui est essentiel pour gérer les déchets nucléaires et assurer la sécurité environnementale. En outre, le programme vise à développer de nouveaux matériaux capables de résister à une exposition prolongée aux fortes radiations présentes dans les réacteurs nucléaires, ce qui pourrait conduire à des conceptions de réacteurs plus durables et plus efficaces.